mardi 19 mars 2013

Les mains sont le dernier refuge du frustré

que je suis dans le métro, le bus, au bureau, ou ici dans une télécabine de la Plagne. Face à un garçon qu'on désire ardemment, dont on fixe le visage du coin de l'oeil, et dont on se demande s'il descendra à la prochaine station ou pas (pour le métro, parce que là on descend tous aux Arcs 1600).
Encore quelques secondes, une minute à regarder un visage qu'on aimera avoir pour nous une nuit entière. 

Lorsque le corps du dit garçon est un mystère, trop couvert par des couches d'habits dissimulatrices, il ne reste que les mains, seuls centimètres carrés de chair représentatives de la nature sexuelle de son propriétaire (s'il décide d'enlever ses gants évidemment).

J'ai ainsi pu voir des garçons sages au visage fin saisir une poignée d'une main aux doigts charnus d’agriculteur, j'ai vu aussi un homme viril effleurer l'écran de son portable d'une main glabre aux doigts de pianiste. 
Je vois de longues phalanges sur lesquelles fantasmer en toute impunité, des ongles de nacre, des pouces larges évocateurs, des os apparents sous une peau mince, j'en vois parfois dénués d'intérêt qui me font détourner le regard du beau garçon qui les porte.

A chaque fois imaginer ces doigts qui glisse sur sa peau, ces mains qui se contractent sur ta taille.

Et il y a des hommes parfaits. En attente sur un quai, en correspondance pour rentrer chez lui, et qui ne cache rien. Il y a celui que je n'ai pu m'empêcher de saisir il y a quelques temps.



Ses mains retrouvent leur juste importance parmi les muscles des avant-bras, la cambrure du dos, la rondeur des fesses, la proportion des cuisses par rapport aux mollets, le t.shirt plongeant après le gonflement des pectoraux, les angles du menton alternativement apparents selon le côté où il regarde, la candeur du regard sous une coiffure volontairement négligée.

Les mains sont le refuge du frustré, car en voyageant quelques minutes avec un garçon si généreux vestimentairement, on se souvient de tout sauf de ce détail.




1 commentaire:

  1. He bah dis donc, t'es pas difficile !quand on voit la photo on comprends mieux ton blog lil

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