jeudi 21 février 2013

Savoir gérer la cochonou

est primordial. Cyprien vous le dirait mieux que moi. La cochonou c'est cette fille à pédés un peu en surcharge pondérale et trop maquillée, qui sort avec son pote homo dans les boites gays car de toute façon elle se fait jamais draguer dans les lieux hétéros. 

J'avais fait un petit précis de la cochonou en milieu gay dans mon post sur la manière de draguer en boite, et j'y parlais justement d'Antoine, tout jeune garçon "insolent de beauté vénéneuse", rencontré à une HappyPulse il y a tout juste un an, et que j'avais -en vain- essayé de revoir.

Il était comme par magie hier mardi au Spyce, où nous étions bien bourrés à la tequila avec Ben et Camille. Il ne se souvient pas de moi (forcément, ça fait quand même un an), mais manifestait beaucoup d'intérêt à mon égard, ne me quittait pas des yeux, et tenait à prolonger nos brèves conversations, bien que leurs sujets étaient sans fond.
 
Je crois n'avoir pas eu l'espoir de le ramener chez moi. Bouleversant de beauté certes, mais toujours trop jeune, trop fragile, trop tout. De quelque manière que cela puisse se passer, j'aurais l'impression d'abuser de lui.
Mais le jeu était plaisant, et l'entendre me parler, se pencher vers mon oreille, poser ses yeux sur moi, me sourire, suffisait à mon bonheur de mec bourré.
D'autant plus que je savais déjà que je rentrerai soit avec Ludo, l'acteur porno, soit avec Jeff, un black habitué des lieux (ce fut finalement Ludo, pour compenser mon échec de la semaine dernière).

Antoine restait le plus beau. Pas complètement à l'aise dans ce lieu, il était accompagné par une fille silencieuse, que j'observait en train de désapprouver par un revers de tête chaque mec (vieux pour la plupart), qui venait draguer son pote.
Première chose à faire donc : appliquer la règle "gérer la cochonou", c'est à dire lui sourire, lui demander comment elle s'appelle, en gros devenir un peu son pote pour pas qu'elle se sente mise de côté. 
Attention, ne jamais sous-estimer le pouvoir d'une cochonou qui s'ennuie sur son pote homo. Elle en fait ce qu'elle en veut. Si elle veut rentrer chez elle, il la suivra. Si elle ne veut pas que tu lui parles, il s'excusera et ne t'adressera pas la parole.

Celle-ci était particulièrement coriace, et alcool aidant, par manque de vigilance, j'ai fait la boulette à ne pas commettre : Revenu vers eux pour passer davantage à l'offensive, je l'ai appelée Pauline au lieu de Louise. Patatra.
Elle détourna le regard, quoi que je fasse c'était déjà foutu. Elle ne pardonne rien et n'était, je pense, pas dupe de ma tentative de manipulation.

J'ai retrouvé le facebook d'Antoine, qui était resté dans ma liste depuis un an, hésite à lui envoyer un petit mot, me souviens que mes dernières tentatives envers d'autres mecs sont restées lettres mortes, et décide finalement de laisser faire le temps. Peut-être le reverrai-je mardi prochain au Spyce, et m'enverra t-il des signes plus agressifs de drague brute.

Une chose est sûre, je gérerai mieux sa cochonou.






3 commentaires:

  1. Le fait qu'un mec vive en symbiose avec une fille à pédé lui enlève définitivement tout attrait à mes yeux... Bon courage!

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    1. C'est quand même moins rebutant à l'approche qu'un un mec qui traîne avec un aéropoage de potes autour de lui, la jalousie dans le groupe est alors beaucoup plus dévastatrice.

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  2. Question de génération... A partir de 40 ans, les potes s'en foutent...

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