lundi 4 février 2013

Je ne l'avais vu qu'à poil

la dernière fois. C'était en novembre aux Bains, le sauna gay de Nice. Je racontais ici combien Christopher, jeune pédé de Menton, était passif et hyper sensible lors de la pénétration. Il avait gardé contact avec moi depuis ce temps là, même si honnêtement je ne pensais pas le revoir un jour.

Et puis j'ai décidé de me refaire un week end en solo près de l'Italie en plein hiver. Je ne le regrette pas : il fait 20℃, l'eau est cristalline, et je m'arrêterai une nuit à Marseille sur le retour chez Donatien, ce 'vrai actif' de joyeuse mémoire.

I <3 Nice

Christopher était donc chaud comme la braise, et brûlait d'envie de me revoir. Moi aussi, nous avions l'air d'avoir aimé tous deux la sauvagerie fougueuse, la brièveté charnelle de notre précédente étreinte. Je suis allé le chercher à la gare de Nice-Ville pour le ramener à mon hôtel non loin du Negresco.

Je me souvenais d'un petit passif et j'ai été surpris de voir qu'il était en fait si grand, presque autant que moi. Et surtout, moi qui ne l'avais vu qu'en serviette au sauna je me rends compte de la folasse qu'il est au civil. Grande étole en laine et blouson beige, sac à main porté sur le coude alors que son poignet reste en l'air. Avec ses yeux bleus, sa voix aiguë, son visage poupin et ses cils interminables, c'est une banderole pour le mariage gay visible jusqu'à Cannes.

Je la jouais gentleman en portant son autre sac (au moins 6 kilos de vêtements et produits de beauté pour une soirée passée chez sa tante) et lui ouvrant toutes les portes pour le laisser passer. 
En général ce genre de mec adore.

Je n'ai jamais compris les autres gays fuyant comma la gale les mecs efféminés. Ceux ci sont drôles, se prennent au fond rarement au sérieux, et cachent parfois le jeu de leur virilité, comme si elle leur faisait peur. 
J'adore découvrir l'homme derrière la tapette, je suis vraiment passionné par ça. Les exciter, les chauffer plus que de raison sans même les avoir pénétré, et une fois hyper excités en faire quelquefois des actifs sans leur demander leur avis est un challenge ô combien excitant. 

Christopher vit bien cette dualité femme-mec, il n'est pas du genre à faire la précieuse lorsqu'on parle de cul et se forcer à prendre la chose avec distance ironique. Non, il est passif obsédé et l'annonce clairement.
Et il a raison, grâce à ça il évite de rater des occasions.




Avec Christopher mon fantasme fonctionnait à plein. Autant il est emprunté et un rien suffisant en faisant sa starlette dans la rue, autant il lâche prise et toute contenance lorsqu'on le pénètre. 
Contraste hyper excitant entre la bestialité des positions et la contenance dont on est témoin quelques minutes auparavant; fascination devant ce garçon un rien supérieur dans la vie de tous les jours et qui joui du cul en s'éjaculant dessus sans même s'être touché. (désolé d'être grossier mais j'avais pas envie de le tourner autrement)

Certes éjaculateur précoce, la brièveté de l'acte sert sa puissance au lieu de l’amoindrir. Étonnant ? Non, il suffit qu'elle soit connue et anticipée, de l'avoir intégrée et de savoir la gérer, et elle ne me dérange pas. 

Lorsque je suis actif je pense en fait préférer quand c'est court. Avec Christopher on sait que ça ne durera que quelques minutes, inutile de palier à ça en étirant artificiellement. On y va franco sans réfréner son désir, ainsi il n'y a pas de temps mort et on enchaîne les positions en augmentant le rythme sans ménagement, tout en observant l'évolution irrémédiable de son désir jusqu'à perdre tout contrôle.

Même s'il ne s'était résumé qu'à ma demi-heure avec Christopher, mon séjour à Nice n'aurait pas été perdu. Tout en fournissant la dose de vibrations et de frissons, baiser avec lui génère tout juste assez de frustration pour avoir envie de recommencer immédiatement.

Voilà un mec qui donne envie d'être actif.




1 commentaire:

  1. "désolé d'être grossier mais j'avais pas envie de le tourner autrement"
    Ne changez pas, c'est comme ça qu'on vous aime.
    RJ

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