lundi 18 février 2013

Je kiffe les soirées underwear

alors que je ne suis pas fan des sex-clubs en général. Pratiquement inexistantes en France (elles virent à la soirée naturiste rapidement et perdent tout leur intérêt), la meilleur à laquelle j'ai participé jusqu'à présent est à Saint-Pétersbourg, un jeudi sur deux au Bunker, l'unique sex-club de la ville.

Ce vendredi ça se passait à Amsterdam, où Cyprien nous emmenait, Xavier et moi, à la underwear party du Club Church ("(z)onderbroek" comme ils l'appellent). Pas un sex club, une boîte, carrément, ou tout le monde en dessous (boxer ou jock-strap, cyclistes ou short) se trémousse sur un dancefloor dominé par l'étage crusing. Ça tire dans tous les coins, dans une joyeuse ambiance bien loin de la glauquerie des soirées sex parisiennes, ça s'échange et s'amuse. Du vrai jeu. 
Comme ce jeune minet silencieux qui se faisait traîner en laisse (je dis bien en laisse) par son master ventru de cinquante ans et qui lui demandait l'autorisation d'embrasser quelqu'un d'autre lorsqu'un garçon de son âge lui plaisait. Après une trentaine de secondes d'embrassades et de palpage : hop! Le vieux master tirait sur la laisse et ils continuaient leur chemin. Joueurs ces Hollandais.
Contrairement aux saunas, ici l'exhibitionnisme est plus répandu. Non par préférence, mais par commodité. Les alcôves où l'on peut s'isoler son rares, et obligent à vingt bonnes minutes de préliminaires devant la porte en attendant qu'elle s'ouvre, sans faire retomber la pression.

Vraiment cool, donc, les soirées underwear. Et ça c'est une question de goût, voir de fétichisme. On voit le principal (corpulence, formes) sans découvrir le principal, et on s'imagine le look entier du mec qu'on convoite rien qu'en observant son choix de sous vêtement. Prévoyant le trip vestimentaire un peu lascars des clients de cette soirée là, avec leurs shorts de sport ou leurs slips customisés, j'avais opté pour l'originalité (et le fait me faire remarquer) avec un boxer freegun hyper chargé aux multiples motifs. Évidemment, j'aurais dû me douter que trainer toute la nuit avec ce freegun équivaudrait à me fixer une pancarte "bottom" sur la tête.

Les Néerlandais se lâchent plus que nous, c'est certain. Ils ont l'accroche plus facile, baisent avec moins de retenue, et sont surtout plus joueurs. Ayant eu l'ambarras du choix au niveau mecs mais peu enclin à la baise à total découvert (c'est à dire au milieu des autres qui baisent, avec un partenaire qu'il est nul besoin d'effeuiller car il est déjà nu, et sans arriver à jouir car un vieux essaie de mettre ses doigts ou je sais pas quoi dans mon cul), je faisais mon difficile.

Des deux mecs que je me suis finalement tapés ce soir là, aucun ne m'a laissé le choix. Ils m'ont tout deux pris par la taille alors qu'ils étaient derrière moi et ont tenu à ce qu'on s'isole. Actifs tous les deux, sous-vêtements de salope oblige. L'un d'eux pourtant, paraissait le genre de mec à ne pas s'encombrer de ce genre l'amabilité. Il avait vingt sept ans, en paraissait moins surtout grâce à sa peau claire, ses grands yeux, ses joues creuses et son petit menton triangulaire (ça j'adore). Avec sa ceinture customisée noire, sa casquette, ses tatouages et ses piercings, c'était un petit trésor qui m'était tombé tout cuit dans les bras.

L'autre était plus âgé, et m’emmenait vers la seule cabine alors libre : celle du sling. Ce qui fut l'occasion pour moi d'utiliser pour la première fois cet accessoire, que je pensais outil pour sadomasos (cuir et chaînes obligent).
Finalement l'outil est fort appréciable : Il permet de voir son partenaire, de le laisser libre de ses mouvements et de celui de ton corps, comme d'en choisir soi-même le rythme en s'aidant des pieds. Ludique, encore une fois.

J'en ai profité pour interroger ma tendance récente à l'exhibitionnisme, et j'en ai déduit que cette pratique me seduisait à condition de l'exercer au milieu de gens sobres, et non au milieu d'autres personnes faisant la même chose que moi. Je ne l'ai donc pas usitée ce soir là, entouré par bien plus chauds que moi.

Peur de la concurrence, sans doute.




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