jeudi 3 janvier 2013

Quand peut-on dire qu'on est exhibitionniste ?

Est-ce qu'on l'est lorsqu'on laisse ses rideaux ouverts quand on se promène nu chez soi ? Est-ce quand on se laisse déraper lors d'un visio chat avec un inconnu du bout du monde ?
Où est-ce, comme l'affirme Cyprien et comme je le crois moi-même, seulement lorsqu'on baise, directement et en réel, devant n'importe qui (inconnus ou amis) dans un lieu fait pour ça (sex club, sauna, plage naturiste...), ou pas du tout.

Trop de gens pensent avoir tenté l'exhibitionnisme alors qu'ils étaient seuls chez eux, à l'abri derrière un écran. L'exhibitionnisme est une expérience forcément transgressive, un acte public, sans contrôle possible de l'identité de ceux qui peuvent assister à la débauche.

Mais alors, l'exhibitionnisme de celui qui se fait sucer dans une ruelle déserte la nuit et-il le même que celui du type qui fait l'amour sur le sable en plein soleil dans une station balnéaire sur-fréquentée devant un public qui converge vers l'ébat pour le regarder ?

L'exhibitionnisme est large, mais si l'on devait en définir les limites, nous dirions qu'il va de pair avec le danger. Celui d'être reconnu, d'être photographié, d'être dénoncé, ou celui d'être effleuré par un intru.
C'est ce qui fait sa spécificité, son enjeu, son grand pouvoir d'excitation et son considérable pouvoir libérateur et décomplexifiant.

Le problème est le suivant : lorsqu'on deviendra à l'aise avec l'exhibitionnisme, quelle sera l'étape suivante ?...

Toujours rester vigilant à ne pas franchir le point de non retour.



1 commentaire:

  1. Très intéressant cette dernière phrase... prends garde à la conserver à l'esprit pas seulement pour ce qui est de l'exhibitionnisme...

    forensico

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