mardi 15 janvier 2013

Beaucoup se seraient méfiés,


et moi même je me posais des questions. Depuis Paris où j'avais commencé mes recherches en mecs de Guadeloupe, il y en avait un qui était bien plus insistant que les autres, et qui me relancait plusieurs fois par jour par SMS.

Bon parenthèse : j'ai un truc imparable pour préparer mes voyages et rencontrer à coup sûr plein de mecs sur place, mais j'en parlerai ici lorsque cette astuce sera éventée. Pour l'instant je ne connais personne dans mes connaissances qui l'ait utilisée, et c'est bien dommage car une appli un peu spéciale sur son téléphone installée, un peu de travail, et hop ! C'est l'overdose de mecs assurée.


Alberto était donc très insistant et proposait de me voir hier soir à la nuit tombée sur un parking du Moule, pour partir ensemble dans la même voiture sur une plage déserte de Saint François manger une pizza et blablater. 



Mille choses peuvent alors arriver, et il suffit de tomber sur un mec un peu louche et on se retrouve à 10km de la première habitation à se faire dépecer sur une plage avant de voir son corps flotter sur l'Atlantique (oui, la mer des Caraïbes c'est l'autre côte).

Mais voilà, je fais un peu confiance aux signes que je perçois avant et au début de la rencontre (jusqu'au jour où ces intuitions me joueront peut-être des tours...), et je n'ai pas peur. Le goût de l'aventure va de pair avec le goût du risque. Au pire j'avais sa photo, son numéro de téléphone, et il n'aurait été pas très malin de mal se comporter avec moi.
Et je limite les risques en emportant qu'un billet de 50€ et mon permis de conduire. Surtout pas de carte bleue.

De toute manière il fut charmant : à aucun moment ni par grindr ni par sms, ni de vive voix il ne fit d'allusions sexuelles, ne me posa de questions du genre "- Alors ? Actif ou passif ?".
Non, tout se fit naturellement, avec son accent créole à couper au couteau il commanda des bières au bord de la route, avec sa voiture rouge il se gara le long de la plage des Mancenilliers, avec ses lèvres roses il m'embrassa, et avec nos deux corps nus... nous primes un bain de minuit bien sûr.

Même après, nous nous sommes attardés à manger un bokit dans un lolo (les Guadeloupéens comprendront) au milieu de bateaux sur pilotis près de la marina de Saint François.

Je crois que j'ai eu à faire à un pro de la rencontre, à un fabricant d'images-souvenirs pour touristes, à une carte postale locale, à un gars du pays attiré par les blancs qu'il amène sur la plage en mode pote pour les baiser sur le sable...

Et ce type de fraîcheur dans la rencontre, même un peu préfabriquée, ça fait un bien fou.




 

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