dimanche 30 décembre 2012

Le couple n'existe pas, ni homo, ni hétéro,

c'est un conte de fées pour demeurés, un héritage du passé, la survivance de coutumes ancestrales qui nous échappent. Mme Boutin, la monogamie, c'est peut-être dans la culture de l'homme occidental, mais pas dans ses gênes. 
Construisez avec l'autre votre propre histoire, ne passez pas de contrat, ne vous imposez aucune règle, soyez des anarchistes de l'amour, soyez infidèles, trompez-vous, mais ne reniez jamais votre nature profonde."

Ce texte n'est pas de moi mais d'un certain Hervé Pillot-Chanteloube, dans une tribune à propos du mariage pour tous.
Je suis tombé sur ce texte polémique alors que je venais de me faire clasher la gueule dans les commentaires d'un post où je racontais avoir dragué un mec en couple.

Si je me reconnais dans la pensée de cet extrait, je me méfie pourtant de son auteur, qui se livre en chapeau d'article à une auto-bio peu ragoutante... en fait l'auto-portrait même du mec qui n'a pas de conviction. 
Je cite : 

"Né en 1969 à Saint-Etienne. Contaminé en 1992 autant par romantisme que par ennui (...) de Maurras à Mélenchon en passant par les jeunes giscardiens en 1988. (...) réactionnaire de gauche ou de droite selon les cas, réprime tant bien que mal quelques tendances homophobes (...), mystique chaque 29 février, serial fucker tous les jours."

Ça fait pas envie déjà. Et je passe le reste du corps de l'article au point de vue incompréhensible, mais qu'on peut facilement imaginer (vous vous y intéresserez si vous voulez). La réincarnation d'Erik Remès est là. Seul reste ce petit paragraphe qui me rappelait mes chers commentateurs, et dans lesquels je pourrais aisément y retrouver ma pensée.

Bon ensuite il repart dans son délire et ça demande de la concentration et je on s'y reconnaîtra beaucoup moins :

N'acceptez pas d'être formaté tel Pygmalion par l'être aimé qui n'a d'autre ambition que de vous transformer en ce qu'il voudrait que vous soyez, niant au passage votre dignité et votre liberté « au nom de l'amour ». Mon cul ! Au nom de la dictature de la possessivité, de la jalousie, de l'égoïsme et de son rêve secret « Je ne t'accorde aucun droit mais je me les octroie tous, et je sais dès le premier jour que tu vas bouffer le bitume parce que nous ne sommes pas sur les mêmes règles de respect et de vie, je m'autorise cette dictature quotidienne par besoin de ton trou ou de ta bite, par crainte de la solitude ou nécessité de paraître.
(...) Frangin(e), préfère chialer chaque jour du manque de l'autre plutôt que de vivre sur tes frustrations parce que tu as abdiqué ta nature profonde de serial fucker (ou de nympho) en rendant l'autre coupable d'avoir su imposer sa règle constitutionnelle de ton couple. 

Non, le monde n'est pas forcément rempli de "serial fucker" frustrés. L'auteur prend son cas pour une généralité. On peut simplement aimer, s'en contenter, et être heureux. C'est évident mais mais il faut visiblement le rappeler quand ce n'est pas une évidence pour tout le monde.

Il fait un peu un fondamentaliste anti-couple, mais par les temps qui courent, ça ne fait pas de mal.




2 commentaires:

  1. Pas très convaincant :-S Ca ne m'inspire même pas de clash lol

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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