mercredi 21 novembre 2012

C'était un peu un pince-fesse

la soirée de lundi soir. Un anniversaire où je pense n'avoir vu que des aristocrates. J'avais même hésité y aller mais le collègue qui m'a invité l'a fait de bon coeur, alors que je le connais pourtant depuis peu.

Pour vous donner une idée, la consigne donnée à tous sur facebook était on ne peut plus simple et conviviale : 

"Je vous invite le lundi 19 Novembre à partir de 19h30 à une soirée d'anniversaire "PIC-NIC EN APPARTEMENT" où chacun amène quelque chose à boire et à manger.
Mille pardons à ceux qui viendraient pour la première fois à une soirée en mon humble demeure et que je n'aurais pas encore accueilli honorablement!
Ambiance vraiment décontractée, pas de thème de déguisement ou autre. 
Juste le plaisir de vous sentir près de moi."

Evidemment l'humble demeure est un duplex donnant au dessus d'un luxueux passage parisien, en guise de pic-nic on a eu droit à du saumon, des toasts au caviar arrosés de Champagne, avec un mille feuille géant en forme d'échiquier (pions compris) de chez Daloyau pour terminer. Des filles étaient en robes fourreau ou cols claudine, et des hommes en lavallières (j'exagère pas). Heureusement j'avais prévu, fouiné un peu dans mes placards, et je ne faisais pas trop tâche. 

J'étais au milieu de ces gens qu'on voit peu dans les quartiers que je fréquente, qui sont sensés avoir beaucoup d'éducation, assez pour ne pas pointer ceux qui à priori en manqueraient, mais en revanche n'hésitent pas à consulter leurs sms alors que vous êtes en train de leur parler.

pendant la seconde partie de soirée

Mais je dois reconnaître qu'hier soir ils étaient plutôt en mode cool. 
Le summum de la soirée ça a quand même été cette nana qui me racontait que lors d'un voyage professionnel au Liban elle avait croisé le Président Libanais dans un ascenseur. "- Je n'étais pas impressionnée du tout. Les Présidents je les vois presque tous." 
Collector.
Heureusement, quand tout ce petit monde est bourré, ils deviennent des beaufs comme tout le monde, envoient serpentins et dansent sur Alejandro de Lady Gaga ...et je me sens alors beaucoup plus à l'aise.

Mais il y avait ce mec, Olivier, gay, aussi emprunté que le reste des invités, la barbe de cinq jours, le genre de mec qui sort à Oberkampf le vendredi soir vous voyez. Mais qui pue le sexe à des kilomètres, avec son jean noir hyper moulant, duquel je ne pouvais ôter le regard. Ses fesses font un effet que j'adore et que j'observe habituellement chez les noirs : le jean, entre les passants de la ceinture, est tiré vers le bas à cause de la proéminence de la rondeur des fesses. 

Sur le devant c'était pareil, il aurait suffit d'un petit mouvement de deux doigts de la main sur la fermeture-éclair pour qu'elle puisse descendre toute seule. 
Ce mec m'a remarqué c'est certain. Il n'était pas insensible c'est sûr.

Mais comment s'y prendre avec un mec pareil, qui te dit bonjour sans te regarder, te balance des banalités pour bien te montrer qu'il ne veut pas discuter réellement, répond poliment à tes questions sans t'en poser, mais te regarde en coin quand tu as les yeux ailleurs (je l'ai cramé deux fois), et finit par t'embrasser quasiment dans le cou avant de partir, sans se retourner évidemment.

J'ai pas le mode d'emploi là. 
Deux mondes différents.





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