dimanche 23 septembre 2012

Baiser dans un TGV

qui me ramène sur Paris, c'est un peu comme boucler la boucle, depuis un des premiers articles que j'ai posté sur ce blog.

C'était dans l'idTGV de 15h04 en partance de Lyon-Part Dieu ce jeudi.

Cette fois j'étais hyper chaud (déjà ça change beaucoup de choses). Et pour cause j'étais un peu en chien de ma semaine en Isère où il ne s'est pas passé grand chose
En gros j'avais pas baisé depuis deux semaines, mon "Quentin-Fuck-Tour-2012-2ème partie" avec Cyrpien dans les lieux interlopes de Lyon puis Grenoble n'ayant pas été très frénétique.

Quasiment en face de moi, dans l’entrebâillement des sièges j'ai remarqué dès qu'il s'est installé à sa place un jeune petit mec qui a ce petit quelquechose que j'adore : son homosexualité est inscrite sur son visage (si ça vous rappelle quelquechose c'est normal). Pas grand, méché, barbe de trois jours, le teint pâle, il avait une chemise à carreaux entrée dans son jean moulant. Très sage. Il m'avait remarqué aussi.

Je l'ai regardé avec insistance, et bien que son visage restait fermé et assez inexpressif, il me regardait aussi avec intermittence de ses grands yeux bleus clairs aux longs sourcils. Une rangée nous séparait et lui adresser la parole n'aurait pas été chose aisée. Alors j'ai tenté un truc : je me suis levé et suis allé faire un tour au bout du wagon. 
On ne sait jamais, on peut tomber sur un obsédé sexuel.

Il ne m'a pas rejoint, ne s'est même pas retourné. Je ne m'étais pas fait d'idées mais je tombais probablement sur un timide. il paraissait quand même très jeune... Parler avec un inconnu qui te matte dans un train n'est pas évident quand on débute dans la vie.

Je reviens m'asseoir et c'est à peine cinq minutes après qu'il se lève à son tour pour s’engouffrer dans les toilettes à l'autre extrémité du wagon.
Signal ou pas, il ne s'était toujours pas retourné pour m'adresse quelconque signal. Je l'ai quand même suivi peu après et remarquais qu'il avait fermé à clé en entrant. Peut-être faisais-je fausse route.

J'ai pris mon souffle. Décidé de l'attendre devant la porte. Flippais. Me suis demandé ce que Cyprien ferait dans une situation pareille.

Il est sorti, je l'ai regardé, il m'a regardé, j'ai dit salut. Il me répond salut. Il commence à partir, se retourne, je sais pas quoi lui dire, je balance :

"-Tu vis à Paris ?"

Bon ça c'était gagné, j'ai pas été pétrifié au point de rien pouvoir lui sortir, comme d'habitude. Énorme effort ! Satisfaction.

On a discuté à peu près une petite dizaine de minutes. Il monte chez des amis pour assister au concert de Lady Gaga samedi. Moi aussi alors on parle de nous (il s'appelle Adrien, 19 ans dimanche prochain), nos emplacements, des prix des billets, du dernier concert, et évidemment de ceux de Madonna, Mylène Farmer... 
Il a l'air d'avoir moins peur que moi. Ou alors il le cache bien. J'essaie de faire bonne figure.

Comme je suis loin d'avoir les facultés de Cyprien et n'arrive pas à tenir une conversation ininterrompue instantanément avec un inconnu comme lui peut le faire, un silence à commencer à s'installer.
Je pense qu'habituellement j'aurais bloqué là, et n'aurais pas osé aller plus loin. Mais là il a fait un truc que j'ai interprété comme un signe : il a regardé fixement à deux reprises la poignée de la porte des toilettes, à côté de laquelle nous étions restés.

J'ai commencé à entrer, et ai remarqué que lui se dirigeait plutôt pour s’asseoir sur le marches qui mènent au deuxième niveau. Je me suis lancé, en lui demandant s'il voulait entrer quelques minutes. Il arguait que beaucoup de personnes pouvaient voir, mais je l'ai rassuré (vite fait) en lui disant que tout le monde dormait.

Le reste est, comme à chaque fois, moins important. Nous nous sommes embrassés, très longuement. Il ouvrait grands ses yeux, me dévisageait, et poussait exagérément sa taille vers moi pour me faire sentir son sexe. 
Après une dizaine de minutes, alors que nous passions progressivement aux choses sérieuses, il a mit fin aux ébats. Il avait peur que des gens attendent à l'extérieur pour entrer. J'ai admis que ce n'était "pas l'idéal" comme lieu.
Bon du coup, ma frustration était restée à peu près la même qu'avant de le rencontrer.

Il me reste principalement cette vision lorsqu'il remettait son jean : la déformation de son pantalon par son sexe en érection. Son jean étant moulant, on ne voyait plus que ça, ce qui était d'autant plus excitant sur un mec si propret et a priori extérieurement coincé

Nous nous sommes échangés nos numéros de téléphone, et me proposait de me voir lundi après-midi, chez moi, avant son retour à Lyon.

Et badaboum : Wilfrid vivant encore chez moi, j'ai du décliner.


Il va falloir que je règle cette situation rapidement. Ça va faire six mois qu'il vit chez moi et sa situation ne bouge pas :

Rendre service à un ex c'est cool, mais c'est pas pour continuer à avoir les inconvénients d'une vie de couple sans profiter de ses avantages.




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