vendredi 10 août 2012

Vous allez me prendre pour un mytho

encore une fois, mais -comme toujours- ce qui vient de m'arriver est strictement, entièrement, et sincèrement vrai. 


Tant que je vivrai des expériences comme celle là, et que je n'aurais pas besoin de m'en inventer, tout ne sera pas perdu.

Je venais juste de boire un verre à St Paul avec deux amies, et rentrais à pied chez moi tranquillement par l'avenue Daumesnil, il était minuit environ. J'avais justement un peu envie de baiser, et tout en marchant venais de me faire prendre un mini-rateau sur une appli par un ancien plan cul qui me disait n'être pas dispo pour me recevoir. Je croise alors un type d'une petite trentaine d'années que j'entends lâcher "-tu te ferais bien défoncer ?" lorsque je l'eu croisé.

Comme il me semblait avoir vu quelques fractions de seconde plus tôt quelqu'un de pas trop mal je décidé de faire demi tour pour lui demander de répéter.
"- Vous m'avez demandé quoi ?- Tu es homosexuel ?- Non pas vraiment- Pas vraiment, c'est à dire un petit peu quand même ?- Non, carrément pas en fait."

M'étant approché du type j'avais vu qu'il était quand même totalement ravagé, et à mon avis pas seulement par l'alcool. Il avait l'air bien attentionné à mon endroit mais quand même pas net. Bref il ne faisait pas envie, et j'ai ainsi passé mon chemin.

Seulement voilà, ce genre d'échange à le don de m'exciter terriblement, et c'est avec une trique de bâtard que je reprenais la route en direction de chez moi. Du coup, je regardais les mecs que je croisais avec mon regard de mec en chaleur qui a envie de baiser immédiatement. 

Il faut dire que je suis déjà excité depuis quelques jours à l'idée de rejoindre Cyprien, Ariel et mes potes demain au Cap d'Agde jusqu'au 15 août. Autant dire que ça va être le Quentin-Mallet-Fuck-Tour-2012...

Revenons vers le quartier Daumesnil. C'est seulement quelques dizaines de mètres plus loin en traversant l'avenue de Rambouillet que j'ai croisé le regard d'un black d'environ trente cinq ans. Pas terrible mais qui transpire le sexe quand même.

On se dépasse, je m'arrête, m'adosse contre un mur, il se retourne une fois, deux fois, je m'avance, il fait demi-tour, me suit, et nous nous retrouvons dans une ruelle sombre à deux pas de chez moi. J'avais déjà entendu parler de cette impasse, la ruelle Bidault, comme étant un lieu de rencontre gay secure, mais très peu fréquenté. 
Elle aurait eu son heure de gloire au milieu des années 90, et d'ailleurs on ne retrouve aujourd'hui plus rien sur le web se référençant à sa chaude actualité passée.

la ruelle Bidault, juste après

Le mec était en effet super chaud, c'est resté assez soft (s'étant juste embrassés, m'ayant juste sucé à fond et demandé avec passion de me voir jouir) mais encore une fois, ce n'est pas ça l'important de l'histoire. Il avait quand même opposé une résistance lorsque j'ai voulu me dégager de sa bouche en lui disant que j'allais éjaculer, ce qui fait que la conclusion n'était pas si soft que ça...

L'important est évidemment ce mystère du déclenchement de la libido chez moi, et la paix avec moi-même que je trouve l'ayant assouvie avec un inconnu.

On se pourrit la vie -et surtout moi- à nous interroger sur notre look, notre perfection physique, notre gestuelle, nos manières, alors que pour plaire, il suffit juste d'avoir juste envie de baiser, et de le montrer, rien qu'avec le regard.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire