dimanche 19 août 2012

Mes tabous étaient tombés

cette après midi là. Notre mini-show au Pharaon de la veille m'avait échauffé, comme je vous en parlais précédemment.
Le lendemain, arrivé sur la plage, j'étais comme de la braise (forcément, la veille ça c'était terminé tranquillement sur la plage, et sans éjaculation), et encore assez excité par le souvenir  des regards voyeurs de la veille.

Ce à quoi s'adonnait Cyprien depuis des années aux abords de la plage me semblait tout à coup à ma portée. Les milliers de paires d'yeux qui m'entouraient n'étaient plus hostiles, ne me jugeaient plus, mais devenaient celles de personnes potentiellement désireuses de me mater.

18h00 approchait, et l'heure des shows sur la plage et dans la dune aussi. Je pensais à tout ce que j'avais vu les jours passés, et sentais pour la première fois un puissant besoin d'exhibitionnisme me prendre au ventre.

En passant par la dune, j'ai accroché le regard de cet Australien musclé, blond au yeux bleus, avec une faucille et un marteau tatoués sur l'omoplate droite. C'est surtout la faucille et le marteau qui m'ont excité : 

Il n'y a de proximité que politique.

Et c'est là, sans un mot de présentation, sur la dune, entourés d'une petite trentaine de mecs qui se masturbent en nous regardant, que nous avons fait l'amour.
Oui, car je l'ai non seulement sodomisé (il me faisait comprendre qu'il le voulait vraiment), mais j'ai voulu le jouer à fond : embrassant mon partenaire en le regardant au fond des yeux, lui sentant le torse, lui passant la main dans les cheveux.

Jetant un oeil sur l'assistance de temps à autre, j'ai vu des garçons éjaculer dans leur main, d'autres nous contourner pour mieux apprécier la scène, j'ai vu Eric et Tova, deux amis proches de notre bungalow qui nous regardaient aussi. La soir-même, au bar Le Look, il m'expliqueront avoir adoré la scène :

"- Y'avait de l'amour n'est-ce-pas" ? leur disais-je. 

Ils acquiesçaient, et j'étais flatté d'avoir été vu dans mon étreinte. Eric me dit même que Tova n'avait jamais d’érection habituellement en matant d'autres couples. Là si. Encore aux anges, je l'ai embrassé, pour l'occasion.

Honnêtement, je dois avouer que je n'ai pourtant pas pris beaucoup de plaisir sexuel. Tous ces regards autour de nous m'empêchaient de me concentrer sur mon propre plaisir. Mais j'ai pris un pied indescriptible à être ainsi désiré par ces types qui s'excitaient eux-même en nous regardant.

Pour preuve, j'ai fait mine d'éjaculer bruyamment pendant la sodomie (j'avais mis un préservatif, évidemment) dans un crescendo de jouissance. Je sentais que ça ne viendrait jamais. Ceci à provoqué quelques secondes plus tard l'éjaculation de mon partenaire sur son torse, non feinte. Les applaudissements des mecs qui nous entouraient ont éclaté. Nous, nous avions envie de rire. 

"- It was very very fun", nous répétions-nous en regagnant lentement la plage.


Juste auparavant, deux garçons se sont approchés de nous et on ramassé avec leur doigt quelques gouttes de sperme de l'Australien pour les porter à leur bouche. il les a repoussé d'un air dégoûté, alors que je voyais là l'image même du désir frustré des personnes présentes sur cette plage, et dont je faisais encore partie la veille.

Pour un ancien timide et frustré comme moi, avoir franchi cette étape fut une grande libération. Au point de vouloir retenter l’expérience l'année prochaine. 

J'ai décidé que je resterai plus longtemps au Cap d'Agde, et que je ferai ça... au milieu de la plage.


Ceci dit j'ai bien fait d'en profiter, je pars ce soir en Afrique jusqu'en septembre, et il est fort probable que cela signifie trois semaines d'abstinence (et donc de silence sur ce blog) : 
En Tanzanie baiser avec un mec équivaut à trente ans de prison.





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