mercredi 15 août 2012

Dans le camp naturiste du Cap d'Agde

c'était encore mieux que l'année dernière. Une heure après mon arrivée mon rendez-vous m'attendait sur la plage. Ariel me passait son bracelet pour que je puisse le faire pénétrer dans le camp. Et pendant qu'Ariel baisait son petit jeune dans la chambre d'à côté, je commençais mes vraies vacances annuelles dans notre bungalow-lupanar nommé Isis. 
Au Camping Naturiste CHM René Oltra, les vacances de cette année seraient plus chaudes que jamais.

J'étais plus à l'aise, peut-être moins effrayé. Les sexagénaires obèses dont les bourrelets débordaient des lanières de cuir de leur robe l'année dernière ne me traumatisaient plus.
Avec un an de recul, je me rendais compte non seulement que je parvenais davantage à m'accepter, mais également que j'avais, sans le savoir, entrepris l'apprentissage de l’exhibitionnisme... 


Les rencontres se faisaient sur la plage, ou sur grindr, et même entre nous. 
A titre d'exemple, je ne pouvais que me souvenir de R. et son apparence rigide et compassée, qui passait quelques jours dans notre bungalow. Coincé et un peu inexpressif dans ses polo Ralph Lauren, il me soufflait fougueusement au visage pendant que je le branlait et me suppliait de lui éjaculer au visage quand il sentait la conclusion approcher. Un vrai accro de la bite sous un physique de jeunesse UMP.

Les soirées étaient toutes les mêmes, apéro, puis après une ou deux heures passées au bar Le Look, nous allions au Pharaon, la boite dans le bâtiment à côté. Mais Dimanche soir Damien et Clément nous avaient rejoins dans le bungalow avec 1,5 L. de Label 5, et quand nous arrivions au Look c'était pour faire le show.

C'est la vodka-redbull qu'à prise Ariel au Pharaon qui a tout déclenché. Arrivés dans la backroom il s'était mis à nous sortir sa bite, à la taper bruyamment comme pour attirer l'attention, et à nous isoler dans une alcôve. Alors qu'il se demandait à voix haute ce qui lui arrivait, nous nous étions tous décidés à commander la même chose que lui. 

Label 5 + Vodka-redbull, à retenir. 

On fit le show dans la backroom, Ariel s'était mis à branler Clément qui avait sorti son poppers. Xavier, que j'avais baisé déjà plusieurs fois l'année dernière   me plaquait juste à côté d'Ariel et me sortait la bite pour me branler. Nous nous trouvions à nous masturber les uns les autres, alors que rien, dans les minutes qui précédaient, n'avait annoncé ça.
Je m'étonnais moi-même de pouvoir baisouiller avec mes potes, mais je comprenais que j'étais enfin parvenu à isoler tout espèce de sentiment par rapport à l'acte sexuel :

Le sexe n'est que le plus divertissant des jeux.


Cela faisait déjà quelques temps que je ne désirais plus Xavier, mais derrière lui je pouvais entrevoir les silhouettes des mecs qui se touchaient en nous regardant. 

J'adorais.

Cyprien qui passait par là, dû s'approcher pour bien être sûr que pour une fois ce n'était pas avec des inconnus que nous jouions, mais bien entre nous. Accablés par la chaleur, nous nous arrêtions tous les quatre dans notre élan alors qu'une minute trente supplémentaire aurait suffi à me faire jouir, là, à côté d'Ariel qui décidément nous avait une fois de plus tous bien chauffés.

On dégagea de la boîte alors que les mains se faisaient insistantes. L'une d'entre elles était même sortie d'un glory hole que nous n'avions pas remarqué et voulait branler Clément. 

Nous avons fini tous les quatre allongés sur la plage, au bruit des vagues et à la seule lumière du croissant de lune. On voulait se finir en beauté mais nous avons finalement comaté un moment, là. Les effets de l'alcool partis, les regards indiscrets éloignés, le bruit et la promiscuité terminés, le charme sexuel était rompu.


Fin de la nuit blanche sur la plage. Au fond, le soleil va se lever derrière Sète

Ce qui précéda au Pharaon fut pour moi une manière de partager quelquechose avec Clément, que je désirais ardemment mais qui malheureusement ne voulait pas de moi.

Fin et efféminé, il avait pour moi cette caractéristique que je cherche tant : Il porte son homosexualité sur son visage. Les cils longs, les traits fins et le sourire tout féminin, il pourrait se coiffer ou se looker de n'importe quelle manière, son homosexualité ne ferait aucun doute.

Ce que je ne savais alors pas en prenant mon pied à côté de Clément , c'est que le fantasme derrière lequel je courais alors n'était pas de me le taper, mais de faire aboutir dans les jours qui viendraient ce qui m'avait tant excité ce soir là, en vérité...






1 commentaire:

  1. Petite séance de rattrapage, Ariel a bien rigolé en lisant cet article.

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