vendredi 31 août 2012

Ça a failli se faire,

le Tanzanien en question était là, assis sur le siége d'à côté dans le dalla-dalla qui nous emmenait au port, d'où nous embarquerions pour l'île de Zanzibar. Deux minutes plus tôt il ramassait l'argent des voyageurs en échange de leur ticket.

Une place s'est libérée et il est venu directement entamer la conversation. Il avait entre 25 et 28 ans, pas mal du tout, et faisait partie de cette petite partie des Tanzaniens à avoir des yeux noisettes très clairs. Vu la brièveté du trajet, il a été assez direct. Pendant qu'il me parlait, il s'est tenu une fois l'entrejambe et poussait sa jambe droite pour qu'elle frotte la mienne. (au passage, faudra m'expliquer si j'ai tant l'air d'un pédé que ça!)
Grosse tension sexuelle, qui s'ajoute à la chaleur insupportable du bus.


Après trois questions générales, il m'a demandé de prendre son numéro de téléphone. Il m'a dit rejoindre Zanzibar lui aussi dans quelques jours pour "faire du business"... Je me forçais à me méfier. Mais rien dans son regard, son intonation, son attitude, ne me montrait un comportement feint. Bon il avait l'air d'un pédé aussi...
Il a inscrit son numèro sur un ticket non utilisé du bus, et j'ai du descendre, nous étions arrivés à destination.







C'est dans le bateau pour Zanzibar que j'ai envoyé un sms. Je lui disais que je serai à Stone Town probablement mardi, et que ce serait cool de l'y rencontrer. Il m'a appelé le lendemain mais j'ai raté l'appel. J'étais moins chaud aussi. Il parlait bien mal l'anglais, mon retour à Stone Town était repoussé à jeudi, et je m'interrogeais sur le danger de cette éventuelle rencontre...

Outre la lourde peine de prison dont je parlais dans mon précèdent post en cas de rapport homosexuel avéré en Tanzanie, j'ai lu la liste impressionnante des maladies que je risquais de contracter en couchant avec un local. Outre le sida (6,5% de la population quand même), je risquais de contracter nombre de maladies répandues en Afrique Orientale (Diphtérie, Tuberculose, Hépatites A et B, méningite à meningocoques, etc...). Ça refroidissait.

J'ajoutais à celà la peur d'être piégé par un flic, ou d'être dénoncé, où d'être volé, agressé, la crainte de tomber sur un prostitué, le fait d'être seul (je me suis séparés froidement de mes deux compagnons de voyage le mercredi, et ils continuent leur route de leur côté) et sans aide possible.

Bref, de retour à Stone Town, où j'écris en ce moment sur le toit du Flamingo guest house, j'ai hésité un moment à l'appeler avant de me résoudre à abandonner. Je vais limiter les risques pour cette fin de.séjour. Ce fantasme africain ne se réalisera pas.

Au pire, j'irai faire un tour dans le XVIIIeme arrondissement à mon retour, c'est pas les Africains qui manquent, j'arpenterai les rues le soir tombé, ce sera un peu moins exotique, mais surtout moins risqué.




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