mercredi 4 juillet 2012

Je ne suis pas particulièrement fier

de ce qui s'est passé vendredi soir chez Ben.
Il avait organisé une soirée qu'il avait appelé "Lâchez les chiens' Party". Bon c'est un total private joke, vu le délire qu'on se tape à chaque fois sur la chanson de Céline Dion de laquelle cette phrase est issue.

Jamais soirée n'aura aussi bien porté son nom

De la bonne grosse soirée de bourrins. Le plafond de Ben défoncé à coups de pied de lampe halogène (Camille s'en servait comme micro à pied), le papier toilette dans les arbres (Camille -encore elle- avait pris tous les rouleaux pour les envoyer par la fenêtre du 10eme étage à travers la cour), et des bouteilles de bière vides balancées en direction du trottoir (c'est un miracle que personne ne soit passé en dessous à ce moment là).

Le problème, c'est que Ben avait eu le malheur d’inviter le jeune réalisateur avec lequel on avait passé une nuit au Père Lachaise il y a presque un an, et qui m'avait baisé à l'abri d'un caveau du XVIIeme siècle. Mais si, je vous en avais ardemment parlé.

Il s'était ramené avec de la tequila et est devenu très vite bourré. S'est mis à me coller très ouvertement. Devant les autres je garde mes distances, mais à l'intérieur de moi la chaleur monte, forcément. 
Bref la nuit passe et au petit matin Ben et quelques autres, affamés, décident de descendre au Mc Do de Gambetta. Quentin et moi, affalés sur la canapé, restons. 
Bien évidemment sitôt la porte fermée nous nous jetions l'un sur l'autre, pour finir par terre quelques secondes plus tard. Il me demandait si j'avais une capote, et heureusement je n'en avais pas (je ne pensais pas que ça m'arriverait un jour d'être soulagé -a posteriori-de ne pas en avoir).

Car deux minutes plus tard Ben et les affamés rentraient dans l'appartement, alors que nous étions encore nus l'un contre l'autre sur le plancher. Si j'avais eu une capote, je ne vous raconte pas le délicieux spectacle auquel ils auraient assisté.


Nous nous attendions évidemment à entendre d'un moment à l'autre la clé dans la porte, mais dans ces moments là difficile de se réfréner; comme les deux fois précédentes, avec lui c'était très charnel. Il a fallu que je dise à Ben et aux autres de ne pas rentrer, en prétextant qu'on leur avait préparer une surprise.


Bien sûr, personne n'était dupe, et j'ai poussé la blague en prenant le premier livre qui me tombait sous la main sur une étagère de Ben pour le lui offrir.


Le fameux "jeune réalisateur" était mal, honteux, regardait par terre en s'excusant. Les autres riaient... Il avait désaoulé instantanément alors que quelques secondes auparavant il me disait les yeux fermés qu'il prenait son pied.


Le plus embêtant est vis-à-vis de Ben, que je sais intéressé par ce jeune réalisateur qu'il connait depuis de nombreuses années, et qui ne m'a rien dit de nos ébats, tout impuissant qu'il est face à ça. 


Ben est partageur,
ou un vrai ami.





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