samedi 30 juin 2012

On sait immédiatement quand ça peut fonctionner

avec un mec. Ça m'arrive assez rarement mais après quatre ou cinq phrases échangées je sais reconnaître le garçon avec lequel je peux vivre une love story. C'était comme ça pour Salvadore, ça avait été comme ça pour Lubin.

Là c'était le cas : j'ai senti le Futur me titiller lorsque nous nous regardions.


Il me restait une entrée gratuite, qui expirait fin juillet. Alors j'y suis allé, dimanche soir dernier.
Tout ce qu'on vous dit sur le Dépôt est vrai : c'est sombre, ça pue, et tout le monde fait la gueule.


Passer une nuit au Dépôt est une mauvaise expérience. Oui mais voilà : c'est avant tout une expérience. Donc elle provoque assez de curiosité et d'excitation pour avoir envie de la vivre. (et accessoirement de la revivre)


Au passage, Cyprien m'a parlé d'un nouveau sex-club à Lyon, le BK69, où le sexe est (parait-il) gai. Oui gai : G.A.I. 

Pas de cabine particulière, une ambiance festive, et une tendance à la partouze en public. Nous verrons ça en septembre, où nous avons prévu d'y faire escale.

Sur les coups de vingt et une heure, vu la population, je croyais que j'allais rentrer sans avoir rien fait avec personne. Et ce n'était pas si grave que ça, j'étais plutôt d'humeur contemplative.
Je l'ai rencontré de la manière la moins glamour avec laquelle on peut se rencontrer dans ces endroits là. Il m'excitait terriblement.
Bon, je suis loin d'être revenu à ma grande époque (encore pas si lointaine), mais tout le monde vous le dira : après quelques heures à tourner dans ces endroits là, même s'ils vous dégoutent, ils finissent quand même par vous mettre le feu au cul.


Dans la cabine, alors qu'on avait nos torses l'un contre l'autre, il m'a dit qu'il fallait qu'on se revoie. Il ne m'a pas posé la question, il me l'a affirmé, comme si c'était une évidence. Et c'en était une. Pour aller plus loin dans notre étreinte il nous fallait un vrai lieu. Digne de notre rencontre. On s'est quand même terminés en espérant remettre ça très rapidement.


Je l'ai raccompagné au RER. Il s'appelle Cédric, est Guadeloupéen, habite tout près de Disneyland, et a une gentillesse et une simplicité touchantes, alors qu'avec un mandrin pareil (é-norme) on pourrait facilement se permettre d'être sûr de soi et arrogant.

Il était paisible. Il me disait qu'il avait tout. Un boulot qui lui plait à la Poste, un appart qui lui convient, il ne lui manque "plus que l'amour"... Au passage, il ne sort qu'avec des blancs.
On s'est échangé les numéros, je lui ai écrit le soir même, puis deux jours après. Pas de réponse.

Mais dès sa première réponse, quelques heures seulement après notre rencontre, j'ai ressenti la froideur de sa réponse.


ncore en train de baiser lorsqu'il l'a dit. Était-ce simplement sur le coup de l'excitation ? Comment peut-on se plaindre de ne pas trouver de petit copain et laisser mourir les choses de la sorte ? Les mecs sont ils vraiment tous des enculés comme mes potes aiment à le dire ?

Je lui ai envoyé un dernier sms. Détaché. Une manière de tenter le tout pour le tout. Six heures plus tard toujours pas de réponse.
En même temps c'est pas grave, je ne veux pas me marier.

Si j'étais à la recherche d'un petit copain, j'aurais été triste.

Mais je ne suis pas à la recherche d'un petit copain.

Et je suis triste quand même.



 

2 commentaires: