samedi 2 juin 2012

J'avais voulu de la folie

comme il y a deux ans et demi, lorsqu'à Las Vegas, un garçon rencontré la veille dans un sauna désert venait me chercher à l'hôtel Luxor avec sa décapotable pour me faire découvrir le vrai Las Vegas. Les bars miteux éloignés des grands casinos où des gays sans gaité s'avachissent sur les comptoirs pour oublier leur pauvreté, ces clients de la cinquantaine avec des chapeaux de cow boys, portés au premier degré.

Il me faisait aussi découvrir ces bars où les habitants, comme lui, de Las Vegas, viennent jouer aux machines à sous. Je lui avait demandé pourquoi ils ne jouaient pas plutôt dans les grands casinos du strip.
"- Tu la paies combien ta chambre au Luxor ? Pas cher n'est ce pas ? Et tout ce luxe dans les décors, ces attractions, tout ce personnel, ils le paient avec quoi à ton avis ? Pas avec le prix de ta chambre.. Avec les machines à sous."
Suivre les habitants de Vegas pour trouver les machines à sous qui rapportent, voilà un bon plan que j'aurais suivi si j'avais été joueur.


Et ensuite il m'emmenait sur un parking à une vingtaine de kilomètres de la ville, et qui en dominait toutes les lumières sous le ciel étoilé du désert. Il m'avait sauté là sur le capot de sa voiture (qu'il aimait beaucoup aussi).


Donc voilà, pour ma deuxième venue aux États-Unis je voulais vivre une romance sexuelle de cette envergure...
Mais ce genre de rencontre ne se prémédite pas.


Arrivés avec Luc à Orlando, j'entrevoyais déjà la fin de notre voyage, encore cinq jours et c'était terminé. Alors je multipliais les conquêtes, forçait le destin là où Luc abandonnait. Dès que le garçon avec lequel il tchatait ne pouvait pas recevoir, il laissait tomber. Je lui expliquais qu'on pouvait toujours trouver un endroit pour d'isoler, en Amérique comme ailleurs. Un bosquet ou un square fait toujours l'affaire. Et à quatre heures du matin, qui pourrait nous surprendre ?

C'est ce soir là à Orlando, après avoir passé la journée à Universal Studios que mon envie de frénésie était la plus forte. Je rencontrais un garçon originaire du Massachusetts dont les amis dormaient également dans la même chambre que lui. C'est là, cachés par les arbustes qui entourent la piscine de son hôtel, que nous nous sommes rapidement installés pour une étreinte très charnelle. Il était très "horny" et moi aussi.

Je n'en avais pas assez, et voulais prolonger la nuit dans cette ville de parcs d'attractions faite pour le jour. Et c'est non loin de Celebration, la ville "idéale" crée par Disney que je la terminais, chez un habitant tout Floridien. Enfin... tel que je me les imaginais.

La quarantaine approchante, boy-buildé et même lifté (son peeling devait dater entre la date où il a pris sa photo pour grindr et ce jour où il m'accueille chez lui...), un grand tatouage tribal lui couvrant de l'épaule à l'avant-bras.

Il habite une grande maison de style néo-traditionnel, dont sont faites ces villes sans passé où il est censé faire bon vivre. Quand j'arrive il est déjà en boxer, un film porno passe en sourdine sur son écran plasma surdimensionné. Le vieil habitué des plans quoi.

J'ai voulu lui en mettre plein la vue, et prendre l'américain routinier à son jeu. Je le prenais avec une certaine violence, lui qui a du en voir d'autres.
Je posais sa cheville sur mon épaule (j'adore faire ça) et le limais sans ménagement, il criait, et je ne savais entrevoir s'il s'agissait d'émulation ou de souffrance. Comme dans les films de cul dont ils s'abreuvent, je me retirais au dernier moment, jetais la capote et lui éjaculais sur tout le corps. Il a adoré. Et moi aussi. 


En sortant de chez lui, vers cinq heures du matin, je me retournais pour prendre en photo sa maison, en souvenir de cette nuit mémorable. Orlando, la ville de toutes les attractions.

Juste pour le souvenir

Cette nuit là je me suis formidablement diverti, mais je n'ai pas connu  cette aventure hors normes, unique, qui me fait entrer dans un monde plus grand que moi et qui me fait ressentir cette impression que j'aime tant :
Celle d'avoir eu plus que ma part.

Je ne savais pas encore ce que mon séjour à Miami, trois jours plus tard, me réserverait...




2 commentaires:

  1. Quel blog! Ça décoiffe ! Et je n en suis qu au début cool. Très divertissant merci. Thomas (blogger fucker ;)

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