vendredi 18 mai 2012

Un télescopage d'émotions fortes,

c'est le meilleur résumé que je puisse trouver lorsque je repense à cette expérience texanne...
Avec Luc nous étions partis pour la journée à Arlington, dans un parc d'attractions nommé "Six Flags Over Texas" : une bonne vingtaine de grands-huit parmi les plus hauts et les plus flippants du monde, enchaînant vrilles et loopings inhumains, fréquentés par des ados locaux obèses qui se goinfrent de frites à la sauce cheddar (une abomination).



C'est sur la route qui nous conduisait ensuite à Houston que Luc et moi avons décidé de faire étape, à Katy précisément. Nous étions crevés, et nous nous sommes arrêtés sans avoir dîné dans un motel en bord de route, peu de temps avant que je ne m'endorme au volant.
Internet dispo, on faisait un tour sur grindr où je trouvais Marcos, un latino bien du coin. Il a vingt neuf ans, en paraît cinq de moins, et à très peu connu d'hommes. Il me disait être très impressionné par avoir un plan ("hook up" comme on dit ici) avec un français : 

"- Ici tout le monde dit que les français ont des grosses bites, et qu'ils se moquent des garçons qui n'ont pas d'expérience"...


Je l'ai rassuré sur un de ces deux points, j'ai envoyé Luc au Mc Do, et j'ai dit à Marcos de venir pour qu'on discute du deuxième.


Il s'est passé alors un phénomène que j'ai connu à l'adolescence lorsque je passais des après-midi à jouer à la console, ou plus tard lorsque j'enchaînerai plusieurs centaines de kilomètres de conduite. Lorsque la nuit venait et que j'éteignais la lumière pour dormir, ça continuait dans ma tète.


Il s'est passé la même chose ce soir là, les émotions vécues ont fait un retour surprise dans mon corps.


le "Giant", à Six Flags Over, au Texas

Le ride a commencé à l'instant où ma bouche a touché la sienne, à ce moment j'ai intensément senti la bascule qui fait chavirer dans le vide. Comme pour m'agripper au garde-corps, j'ai serré mes bras autour de sa mince taille tout en comprimant ses lèvres contre les miennes. La chute était longue, et l'élan qui nous poussait sur la montée suivante coïncida avec un important afflux de sang dans mon sexe. Le wagon ne pouvait pas s'arrêter, et je me laissais volontiers abandonner à cette confusion mentale exquise qui m’étourdissait.


Sans plus savoir dans quelle position était nos corps dans l'espace, qui était sur l'autre et comment nous bougions, les rares moments où j'allais reprendre mes esprits étaient stoppés par un nouveau looping dont la force me montait au cerveau.


La sensation qui me restera probablement est celle de la peur. Celle que le wagon sorte de ses rails, ou que les sécurités lâchent, et surtout le souvenir, à ce moment là, de mes mains qui agrippent ses fesses comme pour reprendre prise, alors qu'il était sur moi.


Alors que j'allais repartir pour un tour, il se figea et s'excusa à voix basse en expliquant qu'il allait éjaculer. Je crois que jamais je n'avais vu ça : il mis ses mains sur son sexe, honteux d'être ejaculateur précoce, alors que son sperme en macula les phalanges, simultanément à une expiration sonore qu'il tentait elle aussi de dissimuler.


Contrairement aux grands huit dont la fin est souvent décevante, c'est ce final là qui m'excita le plus.


Visiter Six Flags Over Texas puis faire l'amour, le must pour un ride d'adrénaline.
A refaire.









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