mardi 10 avril 2012

Trop de choses

à raconter avant d'aborder le grand exutoire de dépravarion du jour.
En bref : Enlacés pour la sieste avec Steef, sortis tous les quatre au sauna Stargayte de Leipzig, compétition sur les beaux mecs présents, Steef fumait, un peu déprimé.


Décidé à en profiter pour me rattraper de la veille et compenser là neurasténie de Steef, je me laissais approcher par une armoire allemande de vingt sept ans qui me serrait entre ses énormes biceps jusqu'à en faire craquer mes os, me portait sans effort, et s'amusait à me voir fantasmer avec mes deux mains en cercle sur la masse musculaire de ses bras.
Plus tard remettais ça avec un jeune actif à lunettes que finira par se re-faire Steef après mon départ pour l'hôtel.



Mais c'est justement à ma sortie du sauna (où j'ai finalement fait les mêmes choses que l'on fait dans tous les saunas gays du monde, c'est pour ça que j'abrège...) que j'ai enfin pu connaître à nouveau cette impression que j'aime tant, celle de vivre intensément et de profiter de tous les imprévus qui se présentent.

Sur les coups de cinq heures du matin, alors que Cyprien et Ariel, rassasiés, étaient partis depuis deux bonnes heures dormir à l'hôtel, je me décidais à faire de même et laisser Steef profiter à son tour du bon baiseur à lunettes. C'est dans le coin de l'allée qui reliait le sauna à la rue qu'attendait un mec que je ne me souvenais pas avoir vu à l'intérieur. Les cheveux courts et blonds, grand et musclé, les yeux clairs, environ vingt sept ans, il était vêtu d'un jean delavé et d'un blouson de style bombers. Très Allemand. Enfin, comme je me les imaginais.
Il me lancait une courte phrase en allemand que je lui demandais de traduire.


"- What about cock sucking ??"

Visiblement ce mec me faisait le même coup que font certains hétéros machos à la sortie du sauna Sun City à Paris. Ne voulant pas s'afficher et prendre le risque de croiser amis ou collègues dans l'établissement de drague, ils attendent à proximité de la sortie un mec facile qui leur plait et qui est encore assez chaud pour les sucer.

Le mec en question ne me déplaisait pas mais j'en avais eu assez pour ce soir là, donc je déclinais rapidement.
Mais c'est là qu'il se saisissait à travers le jean de son sexe qui me semblait considérable et injectait par la même occasion dans mes veines la dose suffisante d'adrénaline pour me faire reconsidérer mon refus.


l'entrée du sauna à droite, l'entrée de la cour d'immeuble à gauche
©Google Streetview

Il m'entraînait donc dans la cour de l'immeuble adjacent, et m'indiquait le petit porche qui nous permettrait de nous abriter de la pluie. À ses genoux, l'affaire fut faite en dix minutes, et j'eus préféré que ce soit plus court ; ce genre de 'plan suce en extérieur' c'est bon quand c'est bref.

Seulement voilà, le fait qu'il se raidisse n'était pas un signal de son orgasme imminent, mais sa surprise en voyant un des habitants de l'immeuble nous passer devant pour rejoindre le porche suivant afin de rentrer chez lui ! Il garde son allure de marche normale mais ne nous quitte pas des yeux, effaré, jusqu'à son entrée dans l'immeuble d'à côté. Nous nous immobilisions quelques secondes avant de reprendre notre affaire.

J'étais à l'étranger, n'aurais habituellement pas tenu debout après si peu de sommeil, sortais de quatre heures de sexe plus que satisfaisantes, étais déjà en mode "je rentre enfin dormir à l'hôtel", et en remettais inopportunement une couche avec un local. Rock n' roll.

Comme je le disais plus haut, "vivre intensément et profiter de tous les imprévus qui se présentent"

Autrement dit, se sentir dans le Monde, croire un instant qu'on peut tenir tous les hommes dans le creux de notre main, et avoir l'impression de vivre, pendant leur sommeil, plus que les autres.






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