samedi 14 avril 2012

J'ai encore flippé

hier, comme à chaque fois, alors que c'était du tout cuit. Et une nouvelle fois je me tape la tête contre les murs.

De retour d'Allemagne, sur les coups de 16h30 je passais au Casa de Ledru-Rollin pour m'acheter une pendule qui me faisait envie depuis un moment, et cet immense mec devant moi à la caisse, haut d'au moins deux mètres, les doigts fins, le geste efféminé, les yeux verts, la voix empruntée, me faisait flasher.

même pour une pendule : rester ré-ac-tif.


Je m'approchais donc en me plaçant sur sa droite, le regardais à intervalles régulières, assez pour qu'il le remarquât, mais pas assez pour le mettre mal à l'aise. 
Il partait, échange de sourires, autre coup d'oeil à travers la vitrine, aucun doute : nous nous plaisons.

En sortant du magasin je le vois là bas, attendre au coin du Faubourg Saint-Antoine et de l'avenue Ledru-Rollin. Et là, cette même timidité qui m'étrangle, ces raisons absurdes que je me donne (je ne suis pas rasé, un peu fatigué par mon voyage, je suis pas au top) qui me font lui tourner le dos et prendre la rue opposée.

Ce garçon me plaisait, visiblement je lui plaisait aussi. C'est tout. Aucune raison objective ne peut justifier que je m'en détourne ainsi. 
Combien me faudra t-il d'expériences comme celles-ci pour que j'aie enfin le courage de faire un pas ? 
Me faudra-t-il attendre que ça ne m'arrive plus, pour que je sois enfin prêt ? 

Devant ces échecs, je suis suis face à l'évidence de devoir préparer une prise de contact 'standard' pour ce genre de rencontres. Avec des questions aussi 'bateau' que celles dont j'use en boite pour accoster les mecs. 

Lorsqu'elle se présentera de nouveau à moi, j'appliquerai ce que j'ai décidé, sans me laisser d'autre choix, et en m'interdisant ces excuses bidons dont j'use habituellement.





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