jeudi 1 mars 2012

Retourné au Carrousel du Louvre

ce soir, très haut lieu de la drague parisienne de plein air au début des années 2000.
À vrai dire je vous écris de là, assis en tailleur sur le pilier en pierre de l'entrée du labyrinthe de buissons de droite (quand vous êtes dos au Louvre, pouvez pas rater). J'envoie mon post en 3G de mon mobile..

Carrousel du Louvre de joyeuse mémoire, de l'époque où je decouvrais la dépravarion au centre même de Paris.
Baiser en plein mois de juin face à la roue scintillante de la fête des Tuileries, celle de la Concorde et la lumière de la tour Eiffel, quel pied!
Cette après-midi pluvieuse de septembre aussi, où un anglais en déplacement professionnel basculait la tête en arrière après m'avoir sucé en disant : "Ah french, terrrrible !".

À l'époque toujours, Wilfrid avec qui je sortais venait me chercher à 2h00 du matin : "Allez Quentin viens maintenant, il est super tard". Pauvre Wilfrid, combien j'ai pu être dur avec lui...

Cette fois aussi où je rencontre ce septuagenaire hyper volubile avec lequel je parle cinéma pendant toute la nuit, là, sur ce même pilier, et qui m'apprend qu'il a joué dans Casque d'Or, en 1952 ! et nous plaisantons sur Max Linder qui assassinat sa femme, devant une petite foule de minets gérontophobes atterrés.


Eh bien après d'une dizaine d'années mortes (les taillis ont été coupés ras par l'équipe Delanoé -je sais c'est cocasse-) où le lieu avait été déserté par les obsédés de la capitale qui s'étaient réfugiés sur internet, je passe par hasard (enfin presque) ce soir et tout semble reparti comme en 2003 !

Le lieu est bondé, il y en a pour tous les âges et tous les goûts. Que des looks hétéros, pas mal de noirs, beaucoup de rebeus, ça va et ça vient, ça matte sévère, ça se frôle, une tension sexuelle intense circule entre les buissons, et revient en moi cette petite adrénaline acide au bon goût de danger.
(j'ai essayé de vous faire une photo mais il fait vraiment nuit noire, ça rend rien)

Pourtant nous sommes début mars, il n'est que 21h00, et le printemps est encore loin.

Au mois de juin, il fera bon revenir se promener ici, en quête de nouvelles aventures.
Il peut encore s'en passer de belles...




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