mardi 20 mars 2012

Je crois que j'ai franchi un nouveau palier,

à savoir que je n'ai pas besoin d'avoir de libido pour avoir envie de baiser. Désormais j'ai simplement, et de plus en plus souvent, besoin de partager une relation sexuelle avec un mec. 


Il y a quelques années les va-et-viens de ma libido me terrifiaient et je pouvais ainsi rester des semaines sans chercher à avoir de relations sexuelles (voir même à les fuir). 
Du coup tout suivait : je ne me sentais pas désiré donc pas désirable, avais l'impression du temps perdu de mon adolescence qui revenait, je me remettais dans la même condition et tournait dans ce cercle vicieux que seule une rencontre un peu originale et inattendue pouvait briser.


Au bar du Bunker, le sex-club de Saint-Petersbourg, pour la dernière fois avant mon retour à Paris, j'écris ça, satisfait d'avoir parfaitement sodomisé un russe qui s'est montré ravi de ma performance, alors que je pense ne pas être un très bon actif, qu'à la base je n'étais ni particulièrement chaud, et plutôt d'humeur à être passif.


Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui je ne me pose plus la question de ma libido du moment. Si j'ai du temps pour me taper un mec : j'en cherche un.
Je me sens désiré, j'ai la pêche donc j'ai envie de bosser, de sortir, de danser, c'est une autre sorte de cercle vicieux, assez grisant. Et en plus je baise mieux, car je me lâche complètement.



Est ce dangereux ? Finirais-je un jour comme DSK ou comme Michael Douglas, en cure de desintox du sexe ?


Ce que je pense faire là, c'est transférer mon addiction de la nourriture (j'étais anorexique il y a quelques années et ça me mettait très très mal), au sexe. Alors que ma relation à la nourriture m'isolait, celle aux garçons me rend l'Autre plus accessible, moins effrayant, plus positif. 

Il me faut simplement, je pense, rester vigilant pour que cette addiction ne m'isole pas à son tour. 

Cyprien, vrai drogué du cul, ne vit que pour ça, ne met son énergie dans pratiquement rien d'autre, et pire : ne pense qu'à ça.
Résultat il est sec : Isolé par son addiction, il ne semble connaître ni la considération ni la socialisation, et encore moins la convivialité.



On a tous nos trucs, tous notre addiciton
En ce qui me concerne je crois que j'ai simplement choisi la mienne.






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