dimanche 18 mars 2012

J'ai remarqué ça chez Dima plus que chez quiconque,

cette odeur qui se dégage d'un garçon à partir d'une vingtaine de secondes avant qu'il éjacule.


J'ai senti cette odeur chez lui plusieurs fois (on baise ensemble chaque fois que je viens à Saint-Petersbourg depuis 2009), mais je ne l'ai remarquée vraiment qu'hier soir.


Garçon russe de 29 ans, assez sinistre, avec son air inexpressif d'aide-comptable de l'administration soviétique, très fin et sec, sans amours, sans rêves, sans distractions, sans entrain, résigné. Le Russe.


Voir ce garçon te serrer la main dans la rue sans qu'il ne laisse rien transparaître du regard, insoupçonnable, presque inexistant, inaccessible et froid ; puis le sentir entre tes mains dix minutes plus tard, entre deux portes, frissonnant, les yeux revulsés et les fesses rondes, t'agrippant et se cambrant contre toi la tête basculée en arrière et te dégageant toutes ses phéromones ; tout ce contraste, pour un simple français en voyage, c'est de l'or.

En barre évidemment.



L'état dans lequel j'ai laisse ce pauvre Dima, hier soir



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