mardi 27 septembre 2016

C'était les vacances scolaires

et Matt me proposait de se retrouver au freedj pour danser ce dimanche soir. Bonne idée, de toute façon j'y suis presque chaque semaine.

Matt c'est ce jeune black de 18 ans (19 à présent je crois) que j'avais rencontré lors d'un après-midi Aquaboulevard avec des potes, et que j'avais revu quelques semaines après chez moi. Je ne mourrais pas d'envie de recoucher avec lui. Trop jeune, trop inexpérimenté, quelques blocages de son âge, et comme chacun sait, j'aime la nouveauté. On allait danser, et ce serait bien assez cool comme ça.

Il était là avec un pote, grand mec de près de deux mètres de haut, de son âge, que j'avais déjà vu une fois précédente. Jambes fines interminables, jean slim, vanilles, lèvres ourlées, extraverti au possible, et j'imagine volontiers insupportable pour beaucoup. 
Je ne sais pas comment se passe la soirée, mais on part ensemble de la boite et un prend un bus de nuit qui nous amène devant chez moi. Deux heures du matin à Paris, avec deux mecs qui vivent en Essonne, évidemment je leur propose de passer la nuit chez moi, n'imaginant pas de me taper l'un devant l'autre. D'autant plus que Matt a un léger flash pour moi.

Et bien bim! Sitôt couché la grande perche m'ambrasse et y va franco, Matt tente de s'activer mais n'arrive pas au niveau. Cette grande folasse hyper efféminée est une espèce de bête sexuelle hyper active, hyper passive, hyper endurante, hyper tout. Matt tente encore une fois d'être à la hauteur, de s'insérer, dans tous les sens du terme. Le vague projet de double pénétration en même temps que son ami ne sera pas mené à son terme, et il finira par se retourner pour -j'imagine- faire semblant de dormir.

Les minutes -que dis-je- les heures passent, les positions s'enchaînent et les rôles se répartissent assez clairement : passif de réputation -selon Matt- ce mec est un actif insatiable. Charme du contraste entre son physique androgyne, expressions bitchy et look de princesse, et sa bite hyper dure, ses coups de boutoirs qui ne ménagent rien et son manque total de doute dans le sexe. Pas dans le comme il d'ailleurs, puisqu'il s'écroula sitôt sa prestation achevée.

On remettra ça quelques semaines plus tard, en suivant le même scénario. freedj, bus, sexe à 2,5, nuit à 3.

Comment on peut nommer ça ? Ce que j'ai fait ce soir là ? Pute à blacks ? Ouais ça me semble assez proche de la réalité.







mercredi 21 septembre 2016

Je ne vous ai jamais parlé

de Kev, que j'ai connu au sortir de l'adolescence, à l'époque où Montpellier était la destination gay par excellence. J'y allais souvent, soit seul soit avec des amis, et nous passions des journées, des nuits au Heaven, au Café de la Mer, au Maxximum ou à la Villa Rouge.
La belle époque ? Pas vraiment, j'étais très jeune, aussi bien physiquement que dans ma tête, pas libéré, pas libre.


Je faisais la connaissance d'un certain Kev, venu de je ne sais où, ancien mannequin, se lançant dans une carrière artistique, avec une confiance en lui décourageante. En permanence entouré d'une cour tout à ses ordres et ses désirs, il régnait sur ce petit milieu montpelliérain. Sa légitimité ne se discutait pas.

Ça s'est mal terminé avec lui. Son aura manifeste alors qu'il était de manière évidente dépourvu de quelconque forme d'intelligence et de talent m'énervait. J'ai attendu l'occasion pour m'éloigner, ce qui arriva vite, en bousillant, sans le faire exprès, un de ses matériels à plusieurs centaines d'euros...

Bien des années après, le revoici à la B.Boat, soirée pédé parisienne estivale sur une péniche, aux côtés d'un très bon ami et ancien plan.
Surprise, puis bise polie et rapide.

Comment expliquer ce que j'ai ressenti en le voyant bedonnant, voûté, vieilli, marchant péniblement avec une canne pour rejoindre les tabourets entourant la piste de danse ? Sentiments mêlés, divers et contradictoires. J'expliquais l'histoire à Arnaud, 19 ans, avec qui je dansais et qui était ma target du soir: 
"- Lui ? Et qu'est ce qu'il fait avec Janos ? (20 ans, nda) Il a 60 ans !"

C'est bien ça, Kev paraissait 60 ans et était rabougri sur son tabouret, tandis que je taquinais le minet.

De tous les sentiments qui me traversaient, un seul m'est resté les jours suivant : le tourni de voir la roue tourner aussi vite.






mercredi 14 septembre 2016

Bye bye le Cap d'Agde,

je reviendrai l'année prochaine, sans nul doute. Pas uniquement pour le cul, car je baise encore moins chez toi qu'à Bourgoin-Jallieu, dans l'Isère ! Mais surtout pour ton atmosphère, tes petits-déjeuners en terrasse, et surtout avant tout pour tes conversations. Le camping du Cap d'Agde a son rythme, sa vie interne, son univers, ses personnages, son quotidien. Nous échangeons sur des sujets complètements badins, dépassionnés ou en refaisant le monde en s'engueulant. Nous sommes les Franck Dubosc de l'Hérault, le centre René Oltra est nos Flots Bleus.

Je suis donc remonté à Paris, après avoir fait un crochet par Bourgoin-Jallieu, mon bled natal, où un (très) ancien plan cul du coin est devenu très moteur pour organiser plans à plusieurs au bord de sa piscine. La dernière fois c'était un trentenaire actif, cette fois ce fut Rémy, un grand nerd de 22 ans parfaitement réceptif aux doubles pénétrations. C'est dingue l'élasticité qu'on peut avoir à cet âge là !

Au Cap d'Agde le séjour se poursuit donc sans moi, et j'avais donc laissé mon pote Ariel (un ancien de la bande des voyages de Cyrpien avec lequel nous n'étions pas reparti depuis 4 ans) avec les autres. Les vacances touchaient à leur fin et alors que nous étions une quinzaine répartis sur deux bungalows et des toiles de tente, ils terminaient le séjour à quatre. La fin des vacances.

Ariel est malheureux, la drague sur la plage et dans les dunes continue sans moi, mais après quatre ans d'absence il semble avoir perdu les bons réflexes qui faisaient autrefois que nos chasses respectives s’harmonisaient convenablement.

Ariel, donc, s'épanchait par sms à mon endroit.


Bon je ne sais pas si j'aurais piqué le mec d'Ariel, je ne crois pas d'ailleurs, détestant plus que quiconque toute compétition en matière d'hommes. Le pathétique a ses limites.
Quoi qu'il en soit, la situation dans laquelle s'était mise Ariel m'étonnait. Comment, lui, vieux briscard de la drague en terrain humide avait-il pu se faire piquer deux mecs sur la plage coup sur coup en seulement deux après-midi ?



Argument non recevable. Qu'il n'ait rien fait auparavant ne change rien à la donne et il se sait bien.
La règle n'a pas changé : un mec convoité passe dans le coin : C'est la guerre. C'est soit au premier qui l'a vu, soit au plus filou des autres qu'il reviendra. 
Ariel ayant visiblement oublié les psychodrames passés avec Cyprien, un rappel de leçon était plus que jamais nécessaire :





Les vacances sont sans pitié.

Même la fin.





mercredi 31 août 2016

Le Cap d'Agde post-attentats

c'est pas particulièrement fameux. Il y a certes du monde mais on enlève un degré dans le délire... et dans les beaux mecs aussi. La boîte Le Pharaon, de joyeuse mémoire, a été désertée des mecs à peu près potables qui la peuplaient jusqu'à l'année dernière. Ô symbole, même son nom à changé, et se nomme désormais d'un explicite OQAKC...

Oui vous avez bien décodé, c'est bien ça.

Dans les dunes c'était pas folichon non plus... Peut-être est-ce parce que je fréquente en ce moment Madan, un garçon qui me convient tout à fait physiquement, que je déclasse ainsi les autres garçons et que je refuse de me "brader" ainsi pour eux...

Pour la première fois, il a fallu que je me déplace pour trouver partenaires à mon goût. Un jeune garçon de 18 ans, plutôt mignon, sur Grindr, me proposait une espèce de partouze à Marseillan, ville balnéaire facilement joignable depuis le Cap d'Agde en 30 mn par la plage.




Comment pouvait-il savoir qu'il n'y avait pas de moche alors qu'il n'avait pas de photos ? On s'en fout. J'étais un peu obligé de le croire sur parole, et de toute façon j'étais pas d'humeur à pinailler sur chaque participant. Il m'annonçait qu'ils seraient entre 7 et 10, que le rendez-vous était pour 15h00, je verrai bien.

Je me prépare, prends quelques affaires légers dans un petit sac, que j'enfilerai lorsque je franchirai la limite de la plage naturiste, puis je me mets en route. Sur le chemin paf ! Deuxième minet, 19 ans cette fois çi, actif (je le saurai après) qui me propose une partouze. On en fait des touzes à Marseillan dis-donc !



Bon il s'agit de la même partouze évidemment. Les mecs en questions sont là avec leurs parents respectifs et ont prétexté qui un (long) coup de fil à une copine, qui la visite d'une amie pour s'y rendre. Ça s'annonce bien, même si j'arrive dans une grande villa et que le maître des lieux est un quadragénaire gros et sans plus beaucoup de cheveux. Les minets sont déjà là et s'affairent dans la chambre du fond à droite avec trois mecs d'environ 27 ans.

Partouze comme on les aime, ça tourne, c'est chaud, c'est équitable. Le maître des lieux est cool et pas insistant, il a un large sourire qui montre le plaisir qu'il a à voir ce petit monde baiser chez lui, ce qui visiblement suffit à son bonheur. Il veut sucer à droite et à gauche mais c'est lui qui organise l'orgie, alors on se laisse un peu faire et c'est bien normal.

Le passif de 18 ans m'a tout l'air soumis aux participants, mais les autres ne semblent pas trop en profiter. On le fait sucer gentiment, il s'execute. J'y décèle une douce envie de se faire dominer, que j'utilise, boosté par le regard des autres devant lesquels je vais pouvoir m'exhiber et l'exhiber. Après l'avoir mis debout, c'est face contre l'armoire que je l'ai bloqué, passant mon bras droit sous son épaule, écrasant sa tête contre la porte de l'armoire avec ma main.
Grands vas-et-viens.

Pendant encore 10 mn tout le monde suce et embrasse à peu près tout le monde. Alex, un Suisse à long sexe fin éjacule à grands flots sur mon torse et mes épaules, tandis que l'actif de 19 ans a l'air très excité par le tableau. Au creux de l'oreille il me demande si je ne suis qu'actif... Bon vous connaissez la réponse donc inutile de vous conter la suite immédiate des événements.

Un des trois mecs de 28 ans, n'était pas particulièrement vigoureux, mais suçait qui voulait bien depuis le début de la partie. C'est pourtant lui qui lécha le sperme de chacun d'entre nous, au fur et à mesure des orgasmes de chacun.
Quand je vous dis que c'était chaud...

Autre bon moment qui n'arrive pas souvent, la demi-heure de discussion/convivialité après la partouze, où chacun se présente enfin. Sentiment étrange et léger. 
Retour tranquille en direction de la plage naturiste du Cap d'Agde, après avoir fait un tour dans Marseillan où je n'avais pas remis les pieds depuis des vacances lorsque j'avais 16 ans. Je mange une glace et je me remets en route...

Quand on vient été après été au Cap d'Agde, dans une atmosphère de dépravation générale, où le sexe avec qui que ce soit est relativement dédramatisé, on ne se rend pas bien compte de ce qu'on fait, ni qui avec qui exactement on le fait.
La réalité de la situation jaillit d'un coup lorsque je marchais le long du rivage de Marseillan-Plage. Le mec de dix-huit ans est là, à quatre pattes dans le sable en train de tripoter je ne sais quoi au sol. J'esquisse un signe, un salut, avant de me rendre compte que juste derrière lui, sur des serviettes, me regardaient passer ses parents. J'ai rangé ma main vite fait, et j'ai continué ma route sans me retourner en réalisant à ce moment là l'originalité de la situation :

Le minet que je baisais sauvagement contre une armoire voilà une demi-heure à peine est en train de construire gentiment un château de sable sur la plage devant ses parents. Choc.

Arrivé au bungalow du Cap je débrief à mes potes, qui évidemment ne bloquent que sur un seul détail : pourquoi ne les ai-je pas invités à cette fameuse partouze de minets ! D'autant plus que notre groupe est composé d'une bonne tripotée de Jean-Marc Morandini...

Quelques heures plus tard un message sur grindr :


Le Cap d'Agde, encore et toujours.





vendredi 26 août 2016

Tadadim ! Retour au Cap d'Agde

cette année pour quoi ? La cinquième fois ?... Sixième fois en fait. Premier séjour à l'été 2011, alors que ce blog n'existant pas encore. Le premier article sur le sujet date du 15 août 2012.
Comparativement à celui ci, bien évidemment, l'excitation s'est émoussée, là aussi on commence à avoir fait le tour de la question. Une fois qu'on a vu les gens baiser sur la plage, qu'on l'a fait nous même, qu'on voit les gens partouzer dans les dunes, qu'on l'a fait nous même, qu'on a titillé de l'hétéro convertible, qu'on est sorti dans les boites pourries du village naturiste et qu'on y a franchement déconné, qu'on a baisé sur la plage en pleine nuit, ou en plein milieu du camping, qu'on a reproduit cette ambiance une fois rentrés à Paris lors de soirées diapo mémorables, que faire de plus ?

Bah tout le reste. C'est à dire encore et toujours les grasses mat', les petits-déjeuners sur la terrasse où on débrief' la soirée/nuit de la veille, les siestes, les petits dîners. Et puis nouvelles têtes arrivant sans cesse, on est jamais à l'abri de surprises, et de bonnes rencontres.

Depuis l'année dernière nous sommes des "habitués du Cap", nous y sommes connus. C'est grâce à ça que nous avons commencé à nous rapprocher des grandes figures locales, et notamment des maîtresses dominatrices avec leurs esclaves en dog-training. Leur confiance gagnée, nous avons commencé à être invités dans leurs soirées privées, dans des immenses riads cachés dans le village naturiste. Patios arabisants, piscines à débordement, Champagne qui coule à flot. 
ainsi, la patronne des lieu (dont j'ai anonymisé le pseudonyme dans les articles des années précédentes) donnait toujours ses pool parties que j'avais décrites par le menu l'année dernière. Très hétéro tout ça.

Cette année nouveauté. C'est chez "Le Commandant" que nous sommes invités à quelques uns. Ce fétichiste dominateur donne un soir sur deux une grande soirée à thème dans son riad. Petite originalité par rapport aux pool parties de la patronne (d'ailleurs présente ce soir là) : c'est bisexuel. Le Commandant étant homosexuel et les habitués du Cap d'Agde majoritairement hétéros, le calcul est simple : Si tu es un homme et que tu veux profiter des femmes des soirées du Commandant : laisse toi abuser par les gays présents. Et ça marche ! trankilou, sans forcer...

Il n'y a d'hétérosexualité que de circonstance.

Moi-même, et à ma grande surprise et alors que je faisais ça pour la première fois, je n'éprouvais aucun dégoût à sucer la queue d'un mec en même temps qu'une femme et à lui rouler des pelles alternativement, sous les ordres du commandant qui se situait au dessus de nous. Je dirais même qu'il y a un moment que je n 'avais pas fait sexuellement quelquechose d'aussi amusant.
"- Suce le aussi, vas-y, t'es une bonne salope toi" lançait-il à la fille, que visiblement il avait déjà pratiquée.
A se projeter, je pense même à présent que je serais capable d'aller plus loin avec une femme dans ce contexte, c'est à dire très ludique, en publique et sans pression autre que celui du jeu qu'on veut pousser au plus loin.

Thème de la soirée : uniforme.
Je m'étais donc simplement vêtu d'une espèce de pantalon de treillis de camouflage moulant de marque Addicted qui descendait jusqu'aux genoux avec pull-up et lacet. C'est tout.

C'est ainsi que je vivais un grand choc esthétique dans cette soirée bi-fétiche-sado-maso.
Alors que le "Commandant" donnait ses ordres, les femmes couchées sur dos avec képi sur les yeux et cravache dans la bouche continuaient de se faire fouetter en cadence par les hommes en uniforme de parade sur la musique militaire assourdissante. Magnifique ! Cinématographique !

Une heure du matin, silence. Tout le monde cesse ses ébats dispersés pour se rassembler dans le patio central. Musique de parade militaire. Le commandant en uniforme noir, toutes médailles accrochées au buste, fait défiler au pas derrière lui un quinzaine de femmes nues en position de salut. Deux tours de patio et bye bye. Silence à nouveau. Puis simultanément aux ébats ici et là, la musique reprend, et pas n'importe laquelle : "La Marseillaise" de Serge Gainsbourg.

Moi qui ne place rien au dessus de la mise en scène, j'étais aux anges. 
Je n'ai pas pu participer à la dernière soirée de l'année du Commandant, la fameuse "Jet Sex", où tout le monde est en blanc. Pas le bon look, j'ai préféré ne pas tenter. Et là bas ça ne rigole pas sur le dress code : à la soirée Uniformes, le Commandant me disait avoir refusé 40 personnes.

C'est décidé, l'année prochaine j'apporte la totale.