dimanche 14 octobre 2018

​Un garçon à part

il y a longtemps que je voulais en rencontrer un à nouveau. Il y a bien eu Salvadore (2010), son physique de bombasse et ses 12 enfants (que j'ai revu la semaine dernière), ce gros jeune homme qui m'avait attiré follement (2012), cette personne de petite taille dans cette soirée à San Francisco (2017), et d'autres en légère marge des cibles habituellement convoitées.

Il faut dire qu'habituellement, les prises de contacts avec les mecs sont assez désespérantes, et se résument, il faut bien l'avouer, le plus souvent à ça :



Ouais il y a de quoi se flinguer, et je sens que vous me comprenez. 

Mais c'est en passant je ne sais où en France au printemps que je tombe sur son profil. Je remarque tout de suite qu'il est à part. La morphologie de son visage, ses lunettes triple foyer, et dès les premiers échanges, un champ très restreint de vocabulaire. Il a 23 ans, et je ne comprendrai que via un post sur sa story Instagram qu'il est sourd.






On me dit qu'il est moche, mais non, je ne comprends toujours pas. Esthétiquement, en vérité j'ai rarement vu quelquechose d'aussi beau de ma vie. C'est comme si en 4 coups de crayon, un styliste avait dessiné les contours du visage idéal (vous le connaissez, mais pour mémoire : visage long, joues creuses, mâchoire saillante en triangle, lèvres roses). La pureté de sa peau. Que je sois le seul à le trouver beau me rassurerait presque. C'est en grande partie pour réel ce choc esthétique que je me suis enfilé ces 6 heures de train aller/retour rien que pour le voir, et passer une bonne douzaine d'heures avec lui ; mais aussi pour cette espèce de magie que lui seul peut offrir : le silence.

Je ne sais pas si son léger autisme est du à sa surdité mais peu importe. L'économie de dialogue avec lui (je ne parle pas la langue des signes et il nous faut tout nous écrire par portables interposés) ne me fait me poser aucune question. Tout est simple.
Pourtant, simple, sa vie ne l'est pas. Sans emploi, habitant chez ses parents, ayant une peur panique de la moindre violence urbaine que son absence d’audition empêche d'anticiper. Traverser la rue à côté de lui fait prendre conscience des risques qu'on encourt quand on n'entend rien. Récemment traumatisé par une intrusion chez lui qu'il n'a pas sentie, il ne vit qu'à moitié.

Ses expériences passées avec les garçons ? Dur de savoir, d'avoir une info. Si j'ai bien compris il n'a connu qu'un seul garçon, qu'il a vu plusieurs fois. Ça se serait mal passé, et il sentirait peut-être pour moi une confiance qu'il n'a jamais eu loisir de connaître auparavant.



C'était ce vendredi soir, là. Il me rejoint vers 18h00 à mon hôtel, sitôt la porte fermée il m'embrasse en me serrant et respirant rapidement, comme si des années de frustrations se libéraient furieusement.

La suite ne sera qu'un marathon de sexe jusqu'au lendemain matin, brièvement entrecoupé de grignotage sur une terrasse, d'un peu de sommeil. Il jouira 5 fois. Mois qui pensais qu'on attendrait tard dans la nuit pour éventuellement s'y mettre, je regrette d'avoir déjà rencontré un garçon en arrivant dans l'après-midi... (J'ai pas changé en fait)


Il est inexpérimenté, c'est une évidence, ne sait pas du tout embrasser, a peine à parvenir à une érection correcte. Mais son ardeur et la conviction dans chacun de ses gestes font oublier ses maladresses et les dysfonctionnements de son corps. Non, il est à des années-lumières de ce qu'on appelle communément un "bon baiseur", mais il possède une intelligence sensorielle hors du commun. Hyper attentif sans en avoir conscience, il ressent le moment, pose sa main là où il a senti qu'il était le plus efficace de la poser, vibre à l'unisson, entre en connexion, ose.

Pour autant, on sent qu'il tend vers un peu de domination soft. Malgré toute sa tendresse, il n'hésite pas à pointer d'un coup de menton son envie de se faire sucer, à pousser sa main sur une tête pour qu'on insiste davantage. Étonnant, mais pas tant que ça. Assez vite on devine ce genre de puceau qui a passé les 6 dernières années à se masturber devant du porno, et reproduit presque malgré lui ce qu'il a vu et l'a excité.

Et dans cette immensité de silence, d'incommunicabilité verbale, de soupirs échappés, ces rares sons faibles et longs qui s'échappent de sa bouche aux moments les plus intenses. En est-il conscient ? Les sent-il résonner en lui ? Et à un moment, à quelques centimètres de son visage, les yeux fermés, son seul mot prononcé : mon prénom. Toutes les lettres n'y étaient pas, c'était un semblant de mon prénom, mais je l'ai bien reconnu. Ce prénom qu'il n'a jamais entendu, a seulement lu, et qu'il parvient tant bien que mal à articuler, sans jamais qu'il ne puisse l'entendre.

Plusieurs minutes avant l'arrivée du train qui me ramènera à Paris, il me prévient de son arrivée.
- Comment le sais-tu ? 
- Vibrer.
Pourtant j'ai beau me concentrer, non, je ne ressens rien. Aucune vibration sur les semelles, dans mes jambes, avant l'arrivée sur le quai. Dans son univers de silence, l'importance de tout ce qui m'échappe.

Et c'est sur le chemin de retour, alors que je regardais la photo que j'avais prise de lui sur le quai quelques minutes auparavant, que j'ai réalisé que cette hyper sensibilité aux vibrations expliquait parfaitement sa maîtrise des instants partagés depuis la veille au soir.





dimanche 23 septembre 2018

Quentin ressort

ses vieilles ficelles lorsqu'un mec lui résiste. Sans doute vous ne souvenez-vous pas de ce minet "au cul irréel empaqueté dans un jock-strap, bouffé en pleine nuit dans le cimetière de Beauregard" dont je vous parlais l'été dernier du fin fond de ma ville natale isèroise.

J'avais essayé de le revoir, mais après m'avoir prévenu qu'il était désormais en couple (comprendre couple fidèle, il ne rigole pas avec ça), il s'était mis à ghoster systématiquement mes messages. J'avais bien réussi à obtenir un accord de principe pour aller juste discuter un peu, mais il avait fini par annuler le jour même, en bottant rapidement en touche, avec un certain mépris d'ailleurs. Il me connaissait peu mais faisait déjà peu confiance à ma faculté à tenir mon tempérament. Et le sien aussi, sûrement.
Pourtant l'effet que je lui avais fait (et qu'on s'était fait mutuellement) à Beauregard en août 2017, je ne l'avais pas rêvé. Il en restait forcément quelquechose, sauf éventuellement m'apercevoir qu'il serait tombé profondément amoureux. A prouver, donc...

Début 2018 je décide de monter une stratégie. Ça commence par un silence total de plusieurs mois. Il faut bien que jeunesse se passe. Puis un soir d'avril, ce que j'attendais : un statut sur un réseau social qui me montre qu'il s'ennuie un peu ce soir là (sûrement loin de son copain, donc sûrement en chien). Par sms, comme si je n'avais pas vu son statut, je dégaine mon "quoi de neuf mon beau".



Si à ce stade là vous vous posez la question, la réponse est oui : Je comptais bien le pousser à la faute. Et il s'en doute. Donc le but, lui montrer que seule sa présence autour d'un verre, son regard, sa douce conversation, et la splendide intégrité de sa fidélité, là, devant moi, suffiront à mon bonheur.




Bon à ce stade là faut quand même doucement préparer le terrain hein. Est-ce que j'ai une tête à boire un verre avec un plan cul de 19 ans au fessier rond comme 2 pommes et qui ne sait parler que de Nicki Minaj ?
Assurément non. Donc je lui rappelle notre nuit au sauna Sun de Lyon (la première de sa vie), à la fois pour tester sa réponse (on ne sait jamais), mais aussi pour déjà lui insuffler l'idée que je n'ai pas complètement changé.




C'est ça, 3 mois c'est du sérieux. Putain je suis vraiment près à tout.

Bien évidemment le seul but c'est de le déglinguer comme la dernière des putes dans un sous-bois, à tel point que son copain ne s'y retrouve pas la prochaine fois qu'il rentrera dedans.

Je savais d'avance que c'était gagné, ça se voyait gros comme une maison qu'il avait envie de moi et j'aurais juste eu à glisser deux ou trois compliments, attarder mes regards et le guider un peu dans la pénombre pour que ses principes se retrouvent au même endroit que son jean une fois que je l'aurais pénétré : par terre.

Bref, c'était déjà gagné d'avance. En l'absence de challenge, j'ai pas insisté plus que ça finalement. 
L'envie ne m'est revenue que quatre mois plus tard, c'est à dire il y a 2 ou 3 semaines, lors de mon dernier passage dans la région. 
Tout va bien. Il est opé pour me voir en mode -on boit un verre, je mets un joli jean- etc...

Mais voilà :





Ce que je fais ? Bah rien, je te ghost Ducon tu vois pas ?
C'est quand même un mystère ces types qui prennent tous 8 Kg (bon là il a pris le double et il a explosé, c'est un cas extrême) après avoir couché avec moi...

Quand on baise depuis longtemps, ce qui est mon cas, et qu'on recroise d'anciens mecs qu'on s'est tapés, c'est affolant tous ces pop corn qui se sont laissé aller, ne se rendent pas compte qu'ils sont moins désirables, et qui ne comprennent pas pourquoi on est moins chaud pour remettre ça....

"Finalement tu vas le boire ce verre avec lui sans rien faire" me direz-vous.
Bah même pas. Je préfère garder le souvenir de cette grande nuit d'août 2017, son ventre plat en incohérence avec ses fesses rondes, garder aussi l'odeur de sa peau et ses gémissements dans la nuit.





samedi 25 août 2018

Le Carrousel du Louvre c'était avant,

bien avant. Avec le temps les goûts s'affinent. Et puis on s'habitue vite à tout, à nos produits, à nos connaissances, à nos lieux. Trop peut-être. L'âge avançant on évacue rapidement l'idée de remise en question de nos habitudes. Si on les a prises, c'est parce qu'elles nous conviennent. La Porte Dorée par exemple, haut lieu de la drague parisienne en extérieur qui transformait en moi la moindre fellation derrière un buisson en expérience sensorielle quasi introspective. L'espace, l'eau, le son sourd du périphérique lointain, la lumière jaune à travers les arbres, la nature, l'obscurité qui englouti tout, jusqu'aux identités, le danger enfin, l'infini de la forêt, surtout.
Baiser en extérieur c'est du sexe. Sexer à Porte Dorée, c'est une philosophie.

Cette porte Dorée justement, faut-il la remettre en question ?
En vérité ça fait un moment que je ne m'amuse plus vraiment là bas, je le réalise aujourd'hui. Il est de plus en plus fréquent qu'il m'arrive de rentrer sans avoir rencontré personne, ou pire, que j'ai rencontré quelqu'un par dépit. Au plus haut des chaleurs du début août, le square de la Croix Rouge à Porte Dorée tenait davantage lieu pour moi d'échappatoire fraîche après des journées harassantes de chaleur. Les mecs, ça passait après ; et je prenais à tort certains de mes retours bredouilles à la maison pour une sélectivité abusive de ma part.

C'est à la suite de plusieurs signes que je retournais un mardi soir au mythique Carrousel du Louvre. Un ami qui me dit qu'il y est passé, un détour rapide avec  Kelian, mon "pote de baise" fraîchement revenu de Toulon, ça a trotté un peu et je me suis dit : "pourquoi ne pas re-tenter ?"

J'avais délaissé le Carrousel il y a plusieurs années. Trop boueux, trop exhib, mal conçu, trop de promiscuité, trop d'odeurs de pisse dans les escaliers, trop fréquenté aussi. J'étais fait à lors pour la Porte Dorée. 
Mais aujourd'hui ?

Force est de reconnaître la qualité supérieure des visiteurs du Carrousel par rapport à ceux de la Porte, leur plus grande variété, leur jeunesse, leur beauté, carrément. 
Normal. Le Louvre est simplement un lieu hyper central, plus secure, plus populaire. Depuis le XVIIIeme siècle, et jusqu'à l'étranger on le connaît. On en publie même des visites sur YouTube.



De la baise gay au pied de la pyramide du Louvre à Paris. Quand on y pense c'est aussi incroyable que la baise gay à poil au pied du Golden Gate à San Francisco. 
Et pourtant. De mémoire de voyageur, ni le bois de la boat house au Central Park de New-York, ni la ligne 1 du métro de Mexico à 23h00 n'est un tel baisodrome que le Carrousel du Louvre.

Et justement, ce mardi soir de la mi-août, quel come back mes enfants !
Est-ce parce que mon mannequin guyanais s'était refusé à moi le soir même, est-ce parce que mon retour en ce lieu m'avait rendu ivre de nostalgie sexuelle, est-ce grâce à ma tenue très légère (short de foot sans sous-vêtement et débardeur lâche), est-ce plutôt grâce à la géographie limitée de ce lieu, ou bien simplement la chance ?... Aucune idée, mais de minuit passée jusqu'à trois heures et demie du matin ce fut un enchaînement digne des plus grands soirs.



Géographie des lieux. Pyramide en bas. (Google maps)

Dos à la pyramide, labyrinthe de gauche (autour du cercle de pelouse), un minet dont la finesse du corps glisse sous mes doigts, les boutons de sa chemise que je fais sauter avant de faire passer mon débardeur derrière ma tête et coller mon torse au sien, son sperme sur mon visage alors que je suis à genoux devant lui, profitant des derniers instants ou la rondeur parfaite de ses fesses épouse la paume de mes mains.

Labyrinthe de droite, un jeune wesh de 19 ans tout droit venu de la Courneuve "Je sais pas comment je vais rentrer chez moi mais j'm'en branle", survet et petite sacoche que jamais on ne verrait chez un intramurosien.
Son excitation paroxysmique à me masturber en plein air mêlée à sa terreur chaque fois qu'un jeune à casquette passe non loin. Le déshonneur tiendrait à peu de choses. Son refus manifeste d'entr'ouvrir les lèvres lorsque je l'embrasse. Face à lui, ma queue qui glisse entre ses cuisses en vas-et-viens de plus en plus rapides, lui qui dit que putain c'est bon, qui prévient qu'il va jouir, moi qui lui dit de cracher son jus, lui qui se lâche enfin sur le haut de ma cuisse. Avant de le quitter moi qui lance : 
"-T'as pas beaucoup d'expérience toi.
- Non, comment tu sais ? 
- Parce que ça se voit. C'était quand même pas la première fois ? 
- Non non. 
- Dommage (son seul sourire à ce moment là) Mais t'as du potentiel, t'as quelques blocages mais ça va pas durer."

Retour au labyrinthe de gauche, exhib totale entre les buissons serrés avec un jeune hipster avec sa barbe, son chignon et son tote bag qui ne tient pas sur son épaule. Moi qui l'alpague sans même lui laisser le choix (je crois que c'est ça le secret de cette soirée. Je n'ai à aucun moment douté de rien). Je le sodomise là, devant une demi-douzaine de mecs qui attendent le bruit que je ferai au moment où j'en pourrai plus et où j'éjaculerai en quelques derniers vas-et-viens.

Labyrinthe de droite enfin, un Noir immense et mince d'une bonne trentaine d'années, s'assoit à côté de moi sur un banc avant de m'entraîner en bas d'un escalier pour y sortir sa longue bite. Marches sur lesquelles je m'accroche alors qu'il est derrière moi déployant toute sa force, à me balancer des saloperies dans l'oreille. 

Reconnaissons-le : Très bon casting.
Certes. Mais ce n'est pas tout. 

Sans doute parce que je suis moi-même moins sauvage qu'à l'époque, que m'exhiber m'excite enfin, que le contact inopiné et la réalisation imminente de l'ébat ne me fait plus peur, le charme du Carrousel me touche davantage aujourd'hui. Ainsi libéré, n'ayant plus peur de rien ni de personne, je suis désormais réceptif à tout ce qui constitue ce lieu. Je suis prêt. 
Le château qui nous encercle et nous piège, l'arc de Triomphe qui espionne au loin se cachant derrière l'obélisque, le faisceau du phare de la tour Eiffel auquel on échappe toujours, le cache-cache dans des haies dont la hauteur nous dépasse, les impasses de buissons pour piéger les partenaires récalcitrants, la fugacité de les posséder à l'endroit même où on les a trouvés, là, sous la lumière et au milieu des passants, l'extase enfin de jouir ici, en eux, devant l'Histoire et sous les yeux de nos contemporains.

Baiser au Louvre, c'est baiser Paris, c'est baiser Macron, c'est baiser la France.



samedi 21 juillet 2018

​C'est pendant un mois en Afrique,

​en Namibie et au Botswana principalement, loin de mes habitudes d'homosexuel parisien dégénéré passant ses moment libres chez je-ne-sais-qui et ses nuits Porte Dorée, que j'ai pris conscience de certains stimulis fonctionnant à coup sûr chez moi.

C'est dans les nombreux campings traversés, avec leurs blocs de toilettes et leurs allées et venues incessantes, que j'ai réalisé l'efficacité sur mon excitation de ces lieux propices à l’exhibitionnisme discret. 

Ici en Afrique, point de cabine de douche verrouillée, et mieux encore : pas de séparation entre les urinoirs. La machine à fantasme de celui qui n'aime rien de plus que les rencontres en extérieur tourne à plein.



Pourtant pas grand chose. Les locaux, par définition, ne fréquentent pas les campings (on ne voyage pas dans son propre pays ici), et les voyageurs étrangers sont principalement sud-africains, c'est à dire sans caricaturer, des gros beaufs blancs obèses venus en famille boire des bières assis en rond autour d'un feu de camp alors que leur marmaille bruyante court entre les tentes des emplacements qui les entourent. On se croirait en Australie, ô horreur, au milieu d'Australiens.

Ah si, alors que je sortais de la douche un soir au camping de Sesriem en Namibie, un minet allemand de 19 ans à peine tirait le rideau pour voir si la place était libre. Il l'a referma aussitôt, mais je ne ratais pas l'occasion de sortir torse nu pour capter son regard qui s'est attardé de haut en bas lorsque nous nous sommes croisés. 

On se contente de peu de choses. 



Rien à signaler en un mois donc (ça fait long). Il me faudra retrouver un hasard considerable pour renouveler la l'expérience faite en Chine voilà deux ans, à Kaïping, un endroit où les asiatiques ne voient jamais d'occidentaux.

C'est aux urinoirs de la gare routière qu'un jeune Chinois se plaçait juste à côté de moi. Je n'étais pas du tout en mode sexe, j'étais juste exténué par les 3 heures de bus que je venais de faire depuis Canton. Il s'est mit là pour observer ostensiblement mon sexe que je tentais de contrôler en regardant dans le sens opposé à lui. Effort inutile, en une vingtaine de secondes à peine il était dressé et la situation rendait cet état irréversible. Il me fit une ou deux réflexions dans un anglais approximatif auquel je n'ai rien compris, tout en fixant mon sexe entièrement tendu avant de le saisir de sa main gauche. Une personne entra, il lâcha, avant de me montrer d'un coup de tête une cabine WC qui elle, pouvait fermer à clé. 

Tout ça s'est terminé en huis clos, avec un degré d'excitation que rien ne présageait. 
Il avait commencé à me masturber mais comme il manquait quelque peu d'énergie, je me suis terminé moi-même alors qu'il me regardait. Je me souviens encore fréquemment de ce milieu d'après-midi, tant la situation m'avait surchauffé au degré ultime. Mes jambes en tremblaient.

Depuis, les quelques lieux ici où là qui m'évoquent des moments comme celui là (il y en eût de semblables, quoique moins puissantes, dans un bar de la Nouvelle Orléans, dans une discothèque de Pékin lors d'un précédent voyage en Chine, à la piscine Roger Legall ou encore au feu bar Spyce à Paris) déclenchent en moi un processus irrépressible réactivant cette expérience passée, étoile d'une après-midi évanouie dans la lumière de l’enfer des garçons perdus.





mercredi 4 juillet 2018

"Elle ? Mais elle a une tête de travelo !"

me disait une amie lorsque je lui ai dit que mon kiff en fille, ce serait la chanteuse Elie Goulding.




Jusqu'à une attirance sexuelle ? Peut-être bien... Surtout dans la vidéo Outside de Calvin Harris. (Titre master pouf s'il en est, ce qui ne gâche pas mon plaisir).




Il y a chez Elie Goulding, chez cette blonde androgyne et éthérée quelquechose de Anna Nicole Smith, qui hanta mon adolescence, autant dans son personnage irréel de top model des jeunes années (avec le paroxysme du clip avec Brian Ferry), que dans la descente aux enfers de la croqueuse de diamants (le mariage avec le milliardaire presque centenaire), que dans ses remontées spectaculaire (Ah son come back mutique, alors amincie et toute de noir vêtu à son procès), que dans les horribles circonstances double disparition d'elle et de son fils.

Oui, en son temps Anna Nicole Smith m'a fait douter.
Elie Goulding non.

Pourquoi ?
Parce qu'il y a aussi Ellie Goulding pas maquillée.



Mais là, c'est un autre problème.