lundi 22 août 2016

Le scénario

dans le sexe on adore tous plus ou moins. En tout cas dans les films... Mais pour de vrai, encore faut il oser s'y lancer, trouver le bon partenaire, et aussi ne pas avoir peur du ridicule...

Pour ma part je n'ai jamais osé franchir le pas, endosser un rôle qui n'est pas moi, hors mis lors de soirées à dresscode comme la Snax au Berghain de Berlin ou certaines soirées privées du Cap d'Agde... (tiens faudra que je vous raconte). Mais c'est pas pareil. 

Ce jour là sur Planet Roméo je tombais sur le profil d'une sacrée bombasse, jeune, fin et magnifique, 21 ans, dominateur revendiqué, dont le profil donnait une idée très précise de qu'il cherchait.


Comme habituellement, je ne me sentais pas assez désirable pour aller aux devants de ce garçons. Sans lui avoir parlé directement, j'aurais pu lui envoyer quelques signes destinés à lui montrer mon intérêt, signes et autres smileys qui seraient sans doute resté lettres mortes, car justement trop éloignés de son trip.

Réfléchissons. Lorsqu'on est devant un mec qui nous plait vachement et qui est branché (assez exclisivement diraît-on) "roleplay père/fils, scénario viol etc", il ne faut pas naïvement lui proposer une idée de scénario préétablie, non... 
Il faut, dès le premier message, le mettre directement dans le film, sans lui laisser le choix du rôle à endosser.




Ou comment dominer le cerveau, sans qu'il le sache, d'un dominateur revendiqué.







jeudi 18 août 2016

C'est le grand silence

et pour cause. Le sentiment d'avoir commencé à faire le tour de la question, d'avoir semé assez de jalons pour tracer une route de souvenirs apaisants une fois que tout sera dit, le sentiment, aussi, de ne plus vraiment être anonyme, voire de risque de faire de la peine à certaines personnes qui m'aiment et qui préféreraient ne pas tout savoir. 

Il y a Wilfrid d'une part, mais il y a Madan aussi, ce garçon rencontré en juin 2015, que je fréquente bien assidûment depuis quelques mois, et qui m'apporte aujourd'hui les réponses que la rédaction de ce blog se chargeait de me fournir jadis. 
Ce que je ne savais pas : il était en contact avec Bastien, ce garçon que j'ai fréquenté pendant presque un an et demi, et avait partagé avec lui les vues amoureuses qu'il avait à lors sur moi. inutile de reproduire ici les messages amères de Bastien, une fois qu'il a su que c'était Madan que je fréquentais à présent.

Avec lui, je mets aujourd'hui à l'épreuve quasi quotidiennement mon manque de confiance en moi, ma jalousie aussi.
Il est jeune, il est beau, il est mieux monté que moi, il a du succès, il aime baiser à plusieurs.
En voyage en Chine au mois de mai, j'éprouvais douloureusement cette vérité dans le sauna gay de Chengdu, grande ville du Sichuan, en le voyant sous mes yeux coucher sur un matelas tout en l'embrassant le plus beau garçon du sauna.

Comment faire ? Faire en sorte que ce cas de figure ne se reproduise plus ? Ou bien m'y frotter, au point de le provoquer, pour le considérer autrement ? Je pense que l'âge avançant, il faudra que je me fasse à l'idée d'être de moins en moins désirable, puis de n'être plus désirable du tout. Pour cela, existe t-il meilleure école de mettre à l'épreuve cette crainte en y habituant ma personne ? Mithridatisation de l'âme.

Il se trouve qu'on s'y fait vite. Parfois tous deux de passage au square de la Croix Rouge (grand lieu de drague parisien en extérieur), nous nous adonnons à un exhibitionnisme outrancier, parvenant même à des postures jamais vécues auparavant. A titre d'exemple, alors que nous nous embrassions dans la pénombre, ce black qui se mit à le sodomiser et ce minet qui entreprit de me faire la même chose, offrant un tableau parfaitement symétrique aux spectateurs lucifuges qui nous entouraient.

Et puis Madan couche avec d'autres garçons, sûrement parce que je ne veux m'empêcher de faire pareil de mon côté. C'est là où s'arrête mon jeu avec le feu : je préfère ne pas savoir. Si je ne suis pas avare de réflexions à ce sujets, je me rends compte que j'évite au maximum les questions précises, qui m'obligeraient à situer dans le temps, dans l'espace, et de me faire une image précise de ce qui a pu se passer. Que faisais-je à ce moment là ? Pourquoi l'a t-il fait à cet instant précis ? N'avais-je pas assuré lors de notre entrevue précédente ? Cela veut-il dire qu'il se détache ?... Obsessions sémiologiques.

Pourtant je supporte l'idée, abstraite souvent, qu'il couche avec d'autres garçons. Sans moi. Et j'aime d'autant plus le voir parfois dans les bras d'un autre homme devant moi, à condition de ne pas me sentir rejeté par ce même homme ni par lui. C'est complexe. Comment puis-je me rendre malade de le voir s'allonger sur un minet Chinois qu'il ne reverra jamais, et être très excité de le voir devant moi sucer un black parisien ? Très complexe.

Consolation, tempérament ou même tropisme, ma vie sexuelle indépendante de lui continue tout de même, et de quelle manière.
C'est pourquoi ce serait cool que je vous raconte deux ou trois trucs, avant de me taire définitivement.

Je pars pour un dernier tour de piste.





dimanche 3 avril 2016

Au début de l'hiver j'étais à Berlin,

mais j'étais pas d'humeur à vous raconter.
Encore un bon gros weekend comme Cyprien aime à les organiser. 
Et cette semaine là ça enchaînait. Avant l'énorme Snax United prévue au Berghain le lendemain, il avait prévu de passer ce vendredi soir au Kit Kat club pour la soirée Gegen.

Non c'est pas l'entrée d'Emmaüs.
©Wikimedia

Ça faisait un moment que je n'avais pas refoutu les pieds à Berlin, je crois même que je n'étais pas revenu depuis janvier 2014, il y avait donc presque deux ans. Mis à part le fait de trouver cette ville très laide, je ne me souvenais pas très bien pourquoi je n'étais pas repassé par là.

Et bien ça y est je m'en souviens. La musique n'est déjà pas à mon goût, et c'est déjà un très gros problème. Certes les mecs sont faciles d'accès et vraiment chauds, mais encore faut il pouvoir arriver auprès d'eux. En effet, c'est sous la pluie de ce mois de novembre qu'on a du patienter 3 heures au milieu d'une file d'attente déjà bien alcoolisée avant de se présenter à l'entrée du Kit Kat pour finalement se faire refouler, sans évidemment qu'on ait connaissance de la raison du refus.
Franchement j'ai passé l'âge.

Changement de stratégie. On reviendra plus tard tenter notre chance. Pour ma part j'avais déjà envie de rentrer me coucher, frigorifié et passablement énervé. Départ pour une autre boîte sans intérêt. A savoir musique de bourrin et une déco de palettes de récupération. Les Berlinois adorent.

On reste à peine une heure, puis on re-débarque au Kit Kat. Plus aucune file d'attente, entrée sans obstacle. C'était bien la peine de nous avoir refoulé comme des sous-merdes la première fois. 

A l'intérieur de multiple salles en labyrinthe, ambiance lounge mais sur de l'electro assourdissante, canapés, matelas, une piscine à l'eau glacée autour de laquelle tout le monde se prélasse. L'ambiance est plus aux caresses et câlins qu'à la baise acharnée. A ma grande surprise il y a autant de filles que de garçons et je trouve ça cool. On se rapproche de l'idée de partouze générale en communauté après laquelle je cours depuis des années. Pas de jugement, homos et hétéros à poil, les uns sur les autres. 
Au bout de quelques virées je me rends quand même bien compte que pour les mecs, ça se passe essentiellement au dessus de la mezzanine, où là ça baise bien hard.

Je vais faire mon tour. Là les Berlinois se rappellent à mon bon souvenir, je suis en plein milieu. Les mecs puent de la gueule, font la tronche, sont incapables d'avoir une érection correcte. Trop d'alcool, trop de drogues, et sûrement trop de maladies. Pourquoi vouloir encore baiser quand on est dans cet état ? Sans doute juste pour avoir un tout petit peu plus de sensations quand on prend sa dose de dope. Je ne vois pas d'autre explication. Au Kit Kat la drogue est reine.

Je restais donc là en simple observateur de ce concours de celui qui se bousillera la santé le plus vite. Le tableau était tellement caricatural qu'on y croit à peine : chems, alcool, et bareback bien évidemment. 
Oui on est à Berlin, faut ce qu'il faut. 

A un moment, et malgré la gueule que je devais tirer, j'ai quand même terminé par me faire alpaguer par un mec. Pas mal mais l’œil un peu éteint. Son trip c'était qu'on aille baiser dans les chiottes. Pourquoi ? Bah évidemment je m'en suis vite aperçu : pour qu'il puisse se droguer tranquilou en même temps qu'il baise. Les chiottes sont bien surveillées, on s'est fait virer deux fois. A quoi bon insister dans cette soirée de merde ? ​Droguez-vous si vous voulez, bousillez-vous la santé, mais ​​ne venez pas me pourrir mes soirées dans les capitales européennes, que jusqu'à présent je voyais comme encore fraîches.

On peut essayer de faire abstraction du contexte, mais alors quel intérêt ? Le mec de toute façon n'arrivant pas vraiment à bander. Je n'ai pas mis longtemps pour le jeter, et sans aucun scrupule, évidemment. 
Qu'ils ne viennent pas me demander plus de considération qu'ils n'en ont pour eux-mêmes.







mercredi 30 mars 2016

Les aventures dans le TGV

​​
j'ai déjà connu... Et à plusieurs reprises.
​​
Là, en remontant de ma semaine de ski, dans le TGV, c'était très bien parti !





Alléchant. Très alléchant.
Et puis voilà l'histoire de mon train : un TGV qui vient de Lyon-Perrache et l'autre de Saint-Etienne, qui se raccrochent à Lyon Part-Dieu. Lui et moi sommes donc montés dedans, mais pas de bol :




Inutile de décrire les conversations, photos, ramassis de frustration qui s'en suivent...
​Ça rappellerait presque des souvenirs.​

Bon allez, pour le (dé)plaisir. Le moment où on s'envoie des photos de nous à nos places, en train de bander comme des tarés dans nos jeans






A quand le TGV mono-rame ?





vendredi 25 mars 2016

Une semaine en haut du pic

chez moi ça ressemble à ça. Cette période ne dure jamais très longtemps, deux semaines tout au plus. Là je ressens comme une sensation de faim, insatiable, avec érection intempestives, à voir des partenaires potentiels partout.

Au ski cette année-ci, et pour la première fois, la partie sexe a du être intégrée au programme du séjour. Et c'est en pleine journée de ski que je suis retourné dans l'appart au bas des pistes à La Plagne pour me taper un mec qui faisait sa saison aux Arcs 1 800. Une fois l'affaire expédiée, je retournais rejoindre mes compères sur les pistes.

Au retour à Bourgoin, de passage quelques jours chez ma mère, ça a été un peu frénétique. Pour résumer ces quelques nuits, je dirais simplement que j'ai passé mon temps à baiser des minets à l'arrière de la voiture de ma mère garée au bord des prés.
Que ce soit d'anciens minets toujours minets ou des nouveaux d'âge borderline à qui je feins de reprocher leurs dix années manquantes, pendant 3 jours ça a un peu été la fête du minou.



Jérémy C.
Cédric D.


Pas fier pour autant, mais ai-je le choix lorsque mes hormones prennent le pas à ce point sur moi. Pourquoi majoritairement des minets ? Pas par préférence, loin de là, simplement par coquetterie.
Soir après soir depuis mon retour sur Paris j'ai enchaîné sans vraiment sentir passer les jours, avant la traditionnelle accalmie soudaine, et que tout cela ne meurt d'un coup.

Et en sautant de profil en profil, une phrase qui me renvoie à la fois à mon histoire actuelle avec Bastien, et à mon miroir. 



"La plus grande lâcheté de l'homme est d'éveiller l'amour chez un autre sans avoir l'intention de l'aimer". Phrase très à la mode sur les réseaux sociaux.

Nous ne nous sommes pas revus depuis mon retour avec Bastien. Juste des sms espacés, pour essayer, sans trop d'illusion, de trouver pour le futur un terrain de fonctionnement commun. 



On va droit vers le constat d'échec, bien que j'ai depuis cédé sur certaines concessions, toujours par messages interposés.
Pourquoi des conversations par sms ? Sûrement par soucis d'efficacité, besoin de peser chaque mots, volonté aussi de préserver la joie de nos moments communs. Peine perdue à mon avis.
Il est possible que notre histoire se termine comme ça. Bancalement.